Le succès de Nantes ne se dément pas ! Avec un volume de transactions en hausse de 30 % en un an, selon les Notaires de France, la cité des ducs confirme son attractivité aux yeux des candidats à la propriété. Au point d’être désignée, pour la troisième année consécutive, comme la deuxième destination préférée des cadres parisiens s’ils devaient quitter Paris, d’après le palmarès annuel 2017 de Cadremploi. Les travaux de transformation de la gare en vue d’accueillir 25 millions de voyageurs (12 millions actuellement) d’ici à 2030 ne sont qu’un exemple supplémentaire de l’intérêt suscité par la commune.

Fort rebond des prix

Problème : face à cette recrudescence d’acquéreurs, les biens commencent manquer, notamment « les maisons avec jardin qui deviennent une denrée rare », précise Jean-Charles Gérard-Veyrac, représentant de la chambre des notaires de Loire-Atlantique. Du coup, les prix repartent avec un rebond de 5,2 % sur un an pour les appartements anciens et de 8,5 % pour les maisons. La politique culturelle et l’aménagement des bords de Loire a donné une image très positive de Nantes », poursuit Jean-Charles Gérard-Veyrac.

D’ailleurs, le manque de stationnements et les difficultés de circulation dues à la piétonisation de ses principales rues (Carmes, Orléans, Grétry, Suffren, Rameau…) n’attaquent en rien la popularité du centre-ville dans le cœur des acheteurs. Les prix des appartements dans l’ancien y enregistrent une augmentation de près de 6 %, frôlant désormais 3 000 euros le mètre carré, quand il ne les dépasse pas. A l’image de ce 68 mètres carrés en duplex entièrement rénové qui a changé de main pour 220 000 euros.

Des secteurs plus abordables à l’ouest et au sud

Moins attractif jusque-là que l’hypercentre ou le secteur limitrophe des Hauts-Pavés-Saint-Félix, le quartier Dervallières-Zola, en bordure du centre-ville à l’ouest, profite d’une importante restructuration urbaine pour retrouver des couleurs. « Très bien desservi par les transports en commun, Zola apparaît comme un excellent marché de report grâce à ses prix plus abordables et malgré une récente augmentation de 4,8 % », analyse Jean- Charles Gérard-Veyrac.

Comptez 2 620 euros le mètre carré médian. Une famille a ainsi déniché à quelques pas de la place Emile-Zola un quatre-pièces de 91 mètres carrés avec garage, balcon et vue dégagée, pour 219 000 euros. Plus au sud, la nouvelle destination phare Sainte-Anne, est lui aussi en pleine mutation. Entre faubourgs historiques et quartiers contemporains, il offre de belles affaires avec un prix médian de 2 390 euros le mètre carré.

Idem à Nantes-Sud, seul quartier de la ville situé entièrement au sud de la Loire. Mélange de cités et d’un patrimoine architectural ancien, il est relié pour partie au centre-ville en moins de dix minutes en bus. Là, une maison rénovée de 135 mètres carrés, avec 390 mètres carrés de terrain, s’est vendue 365 000 euros.

Nantes, une destination de choix pour les investisseurs

Avec une rentabilité locative brute de 5 à 5,8 % en moyenne dans l’ancien, Nantes est une destination de choix pour les investisseurs. Et la récente augmentation des prix d’achat n’y change rien; le montant des loyers enregistre aussi une légère hausse. Si tout trouve à se louer, les studios sont davantage recherchés dans le centre-ville. Mais plus chers à l’achat, ce n’est pas la meilleure carte à jouer en termes de rendement. Ainsi, ce 28 mètres carrés, rue du Calvaire, vendu 116000 euros, se loue autour de 410 euros. Soit une rentabilité de 4,2%.

Pour faire mieux, direction les rues autour du siège du CHU, en centre-ville. Là, un 26 mètres carrés est parti à 81000 euros. Loyer espéré: entre 410 et 430 euros (environ 6% de rendement). Autre solution: l’Ile de Nantes, au sud de la ville. Avec, d’ici une quinzaine d’années, la création annoncée de plusieurs parcs, d’un grand boulevard avec une nouvelle ligne de tram et le futur transfert du CHU, c’est le secteur sur lequel parier. Un 22 mètres carrés en rez-de-chaussée acheté 61000 euros s’y loue, après 10000 euros de travaux, 400 euros.