Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et son homologue de la Cohésion des territoires vont mettre de l’ordre dans la fourmilière des dispositifs en faveur de la rénovation énergétique des logements. Car entre les aides de l’Etat, celles des régions, des départements, des villes et des organismes publics, les particuliers n’y voient plus clair et finissent par n’en solliciter aucune.

Ainsi, dès 2019, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sera transformé en prime. Les ménages auront accès à cette aide, qui peut financer jusqu’à 50 % des dépenses engagées, dès la fin des travaux. L’éco-prêt à taux zéro, créé pour aider au financement des travaux d’éco-rénovation mais très peu demandé, sera simplifié. Les démarches seront allégées en vue de son obtention. Un fonds de 50 millions d’euros sera, en outre, instauré pour en faciliter la distribution aux quelque 35 000 foyers modestes qui peuvent y prétendre. « De cette façon, nous allons vaincre les réticences des banques et faire en sorte que l’Etat se porte garant de ces prêts à taux zéro », précisait Nicolas Hulot sur RTL.

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Une agence de la rénovation énergétique sur les rails

Enfin, le ministre veut fonder une agence publique de la rénovation thermique. Cette sorte de guichet unique permettra de guider les propriétaires sur les différentes aides auxquelles ils sont éligibles pour réaliser leurs travaux. Ces dispositifs, promet Nicolas Hulot, seront évalués mois après mois et pourront faire l’objet de corrections durant le quinquennat.

Avec ces mesures, le Gouvernement espère réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, en permettant la rénovation de quelque 500 000 logements par an. Car la France compte à ce jour entre 7 et 8 millions de « passoires thermiques », selon les chiffres évoqués par Nicolas Hulot.

Sur ces biens mal isolés, 3,8 millions sont occupés par des ménages modestes, dont 1,5 million de propriétaires. Or, le ministère de la Transition écologique et solidaire indique que les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45 % de la consommation du pays en énergie. Le secteur est aussi à l’origine d’environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre.

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Pour atteindre ces objectifs ambitieux, près de 14 milliards d’euros ont été mis sur la table dans le cadre du Grand Plan d’investissement (GPI) annoncé en septembre dernier par le Premier ministre et qui doit se dérouler tout au long du quinquennat.