Immobilier: les propriétaires et vendeurs grands gagnants en 2018

La hausse globale des prix de l’immobilier en 2018 a profité globalement aux propriétaires. Mais de forts contrastes se creusent sur le territoire avec des chutes observées dans certaines villes.

Avec un prix médian de 4 250 euros le mètre carré, Bordeaux est la plus chère des capitales régionales. Crédit: iStock.

2018 a été un bon cru pour la pierre ! Du moins pour les propriétaires, qu’ils vendent leur bien ou pas, plutôt que pour les acheteurs, car les prix ont continué de grimper significativement l’an passé. Les notaires ont été les premiers à dresser le bilan 2018 du marché de l’immobilier, en décembre dernier. L’augmentation moyenne sur douze mois des appartements anciens a tout de même atteint + 3,4 % (à la fin du 3e trimestre 2018), selon l’indice officiel des Notaires de France/Insee.

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Cette hausse a été plus élevée en Ile-de-France, soit + 4,2 % sur un an, que dans les régions, où elle s’est limitée à + 2,6 %. Si les prix se sont stabilisés dans certaines villes, comme à Toulouse ou Montpellier, ils ont flambé à Bordeaux : on y relève la plus forte inflation, soit + 18,6 %. Avec un prix médian de 4 250 euros le mètre carré, la cité girondine est la plus chère des capitales régionales, devant Lyon (3 890 euros, en progression de 9,2 %) et Nice (3 670 euros, en progression de 1,9 %).

Quant à la valeur des maisons anciennes, elle a continué pareillement de progresser, en moyenne de + 2,6 % sur un an. Mais, à l’inverse du tarif des appartements, l’augmentation est plus accentuée en province (+ 2,7 %) qu’en Ile-de-France (+ 2 %).

22% des achats dans l’ancien pour des investissements locatifs

De son côté, le réseau immobilier Century 21 constate dans ses agences, pour l’année 2018 entière et pour tous types de biens confondus, une hausse plus modeste, de 1,7 % dans l’ancien. L’enseigne indique que « le montant moyen d’une transaction établit un nouveau record, soit 213 705 euros, contre 208 759 euros en 2017 ». Le délai de vente moyen est cependant resté stable, à 91 jours. Century 21 insiste, par ailleurs, sur la forte progression du nombre d’investissements locatifs, soit + 24,7 % par rapport à 2017. Ils représentent aujourd’hui près de 22 % des achats réalisés dans l’ancien.

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Les chiffres de l’observatoire LPI/SeLoger incitent, quant à eux, à la prudence sur l’évolution du marché en 2019. Ils soulignent une situation contrastée sur le territoire, certains marchés immobiliers souffrant d’une chute d’activité. Ainsi, les prix sont à la baisse sur un an dans un quart des villes de plus de 100 000 habitants, comme Brest (1,4 % en 2018), Aix-en-Provence (2,5 %), Dijon (2,8 %), Amiens (3 %), Saint-Etienne (5,6 %) ou Le Mans (13,9 %). Ces reculs concernent des zones qui avaient bien rebondi en 2017 ou des marchés fragiles.

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