Immobilier: pour vendre un bien, il existe des alternatives aux agents immobiliers traditionnels

Face aux classiques agences immobilières et aux notaires, de nouveaux acteurs de la vente immobilière font leur apparition. Leurs modèles, digitaux, ont un point commun : des commissions de transaction extrêmement bon marché.

Pour vendre un bien immobilier, il est possible de se tourner vers des agences non plus physiques, mais 100% digitales. Crédit : FABRICE ELSNER/20MINUTES/SIPA

Même si le marché immobilier devrait être particulièrement dynamique cette année encore et même si les délais de vente se sont encore contractés – 42 jours en moyenne selon le dernier baromètre de meilleursagents.com – vendre un bien, quel qu’il soit (appartement, maison, terrain…) n’est pas une opération comme une autre. C’est ce qui peut expliquer, entre autres, pourquoi la très grande majorité des ventes immobilières en France est depuis longtemps confiée à des professionnels (un sondage datant de décembre 2016 et réalisé pour le site immobilier.notaires.fr, indique que 30% des ventes seulement ont lieu entre particuliers). Seulement voilà : même s’ils ont l’obligation d’afficher leurs tarifs, les honoraires des agents immobiliers sont libres. Résultat : entre 3% et 6% en moyenne du prix de vente du bien, soit entre 15000€ et 30000€ pour un bien vendu 500000€ par exemple, atterrissent dans les poches de ces mandataires et non dans celles du vendeur. Pour réduire ce coût et par ricochet obtenir potentiellement un meilleur prix de vente, il existe différentes options.

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Les solutions traditionnelles qui s’offrent à vous

Il est tout d’abord possible de négocier les honoraires demandés à la baisse, en amont de la signature d’un mandat : tout agent immobilier qui se respecte préfère en effet recevoir une commission moindre, plutôt que pas de commission du tout. Il est également possible de s’adresser à un notaire. Un grand nombre d’entre eux pratiquent aujourd’hui la négociation immobilière et perçoivent pour cela des honoraires qui ont l’avantage d’être souvent meilleur marché que ceux des autres professionnels de l’immobilier, sachant que depuis février 2016, ces honoraires sont également libres, donc… également négociables. Lorsque l’on se sent les épaules larges, il est enfin possible de s’investir soi-même dans sa vente immobilière, ce qui suppose de rédiger une annonce, de réaliser des photos, de choisir un ou plusieurs sites de diffusion et de gérer soi-même les visites jusqu’à la signature du compromis de vente : une option qui a l’avantage d’être financièrement quasi neutre, puisque accessible à partir de 45€ par mois pour le site pap.fr par exemple.

Les nouveaux venus du secteur s’imposent par des prix bas

Depuis quelques mois, il est possible de se tourner vers des agences non plus physiques, mais 100% digitales. Beaucoup de ces nouveaux acteurs affichent une  commission fixe, quel que soit le prix auquel le logement sera finalement vendu : 690€ pour « mieuxquuneagence.fr, à partir de 890€ pour imkiz.com, 2900€ pour carteblancheimmobilier.net, 3900€ pour imop.fr et liberkeys.com, 4500€ pour hosman.co ou 4990€ pour welmo.fr par exemple. Certains prélèvent une commission proportionnelle au prix du bien, mais nettement moins élevée que la pratique du marché : 1,99% avec un minimum de 3990€ pour oprixfixe.fr ou 1,99% avec proprioo.fr par exemple.

Le périmètre des services proposés est toutefois à géométrie variable  

D’une manière large, l’offre de ces agences digitales s’inspire de la vente entre particuliers, c’est à dire sans intermédiaire ni commission. A cela, s’ajoutent en parallèle certains services ou accompagnements dédiés. Par exemple, le vendeur est déchargé d’un certain nombre de tâches préalables à la mise en vente de son bien : estimation du prix de vente, réalisation de photos professionnelles, diffusion de l’annonce sur différents portails immobiliers, etc. Même chose pour les obligations inhérentes à la mise en vente : réception et filtrage des appels téléphoniques, planification des visites d’acquéreurs qualifiés, via un espace vendeur dédié et sécurisé, etc. Pour autant, d’un acteur à un autre, les bouquets de service n’ont pas le même périmètre. En effet, si tout a été effectivement pensé côté organisationnel (par exemple, les acheteurs ne vous contactent pas directement, mais passent systématiquement par des conseillers de ces différentes plates-formes digitales), il n’en reste pas moins vrai qu’avec la majorité des agences digitales, l’acheteur reste le seul ambassadeur de son bien. En clair, vous devez accueillir vous-même les acheteurs et vous attacher à mettre en avant les atouts de votre bien, sauf à vous diriger vers les quelques acteurs (hosman.co, imkiz.com,  imop.fr ou welmo.fr notamment) qui prennent aujourd’hui en charge, comme les agences classiques, la gestion des visites. Dans le même esprit, vous devez éventuellement négocier le prix de vente avec l’acheteur et signer seul le compromis, même si un accompagnement digital ou téléphonique est prévu : un exercice qui peut être facile, voire amusant pour les uns, mais peu évident pour les autres… Qui a dit que une transaction en principe optimale, il n’y avait aucun prix à payer?

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