Immobilier : le pouvoir d’achat a nettement progressé ces 10 dernières années

Les Français ont pu acheter plus de mètres carrés en 2018 qu’en 2008. Et ce n’est pas en raison de l’augmentation des revenus.

Les capacités d'acquisition ont pu augmenter très fortement selon les villes. Crédit: Istock

Le pouvoir d’achat est-il en berne ? Visiblement pas dans le secteur du logement. Selon une étude de la BNP Paribas Real Estate, filiale de la banque dédiée à l’immobilier, il a crû de près de 36% sur l’ensemble du territoire national, entre 2008 et 2018.

Des disparités selon les villes

Pour le directeur régional du pôle résidentiel de la succursale, Olivier Bakobza, « sur cette période, les prix des logements ont légèrement augmenté tandis que les revenus ont modérément progressé, mais la baisse des taux d’emprunt, passés de 4,7% en moyenne en 2008 à 1,4% en 2018, explique la majeure partie de la forte capacité d’acquisition des ménages aujourd’hui ». Entre 2008 et 2018, les revenus des ménages ont augmenté de 15% et les prix des logements, de 8%.

Cependant, le gain de pouvoir d’achat dans l’immobilier n’est pas le même partout, durant ces dix dernières années. A Lyon, il a été de 9%, 10,5% à Paris. A Bordeaux, par contre, on constate un léger repli, -0,4%, peut-être dû à l’augmentation très fortes des prix, près de 17,2% en 2018.

Par rapport à 2017, la capacité d’acquisition a progressé de 1% en 2018, note l’étude de la BNP Paribas. Cette année-là, les prix de l’immobilier ont augmenté de 3,2% en France, les revenus sont restés stables (+0,2%) et le taux moyen des crédits à 19 ans est de 1,44%.

A LIRE >>> Crédits immobiliers : la baisse des taux se poursuit

Les conditions d’emprunt devraient rester favorables

Une tendance qui devrait perdurer selon l’analyse de Guillaume Joly, directeur du département research France de la filiale de la BNP : « D’une part, même si la croissance du produit intérieur brut ralentit, elle devrait rester résiliente et suffisante pour permettre une hausse de l’emploi et un renforcement du pouvoir d’achat des ménages. D’autre part, les taux d’intérêt à long terme s’installent à des niveaux durablement bas, compte tenu des récentes positions des banques centrales. Ainsi, les conditions d’emprunt vont certainement rester très favorables au cours des prochains trimestres ».

Le courtier en ligne Meilleurtaux était arrivé aux mêmes conclusions que la BNP Paribas Real Estate dans une étude relevée par Le Figaro en mars. Pour une mensualité de 1 650 euros par mois, on peut s’offrir 76 m² en plus à Saint-Etienne en 2019 par rapport à 2009. Idem au Mans (+75m²). Par contre, là aussi la situation s’est dégradée à Bordeaux (-25m²) ainsi qu’à Lyon (-15m²).

Sur le même thème

Crédit immobilier immobilier

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique