Immobilier: combien d’années de revenus faut-il pour acheter à Paris?

L’agence de notation Moody’s a fait le calcul. Selon elle, la tendance à la hausse et aux prix élevés n’est pas près de prendre fin.

Les prix devraient continuer d'augmenter. Crédit: Istock

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté ces dernières années dans les capitales européennes. A tel point qu’ils augmentent plus rapidement que les revenus des habitants. C’est ce que relève l’agence de notation Moody’s qui s’est penchée sur Amsterdam, Berlin, Dublin, Francfort, Lisbonne, Madrid, Milan, Paris et Rome.

Hausse rapide

En 2018, il fallait donc 15 ans de revenus au minimum pour prétendre pouvoir s’acheter un bien dans ces villes. Avant la crise financière de la fin des années 2000, il fallait 12 ans de revenus disponibles. Dans certains cas, comme à Amsterdam, Berlin et Dublin, l’augmentation des prix de l’immobilier a été significativement plus importante entre 2012 et 2018 que les revenus : entre +60% et +80%, alors que les revenus n’ont même pas augmenté de 10%. Une hausse moins marquée à Paris, où l’augmentation des prix est contenue en dessous de la barre des 20% sur cette période.

Pourtant, dans la capitale française, l’accession au logement a baissé entre 2005 et 2018. Désormais, il faut 18 années de revenus pour devenir propriétaire à Paris, selon Moody’s, contre douze à la fin des années 2000. Madrid est la seule exception de cette étude : là-bas, le logement est de plus en plus abordable et il faut de moins en moins d’années de revenus pour pouvoir acheter.

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Dégradation de l’accession à la propriété

Et dans le futur, la situation ne devrait pas changer. L’agence de notation, citée par Le Figaro, estime que « ces capitales européennes attirent toujours plus de travailleurs, ce qui réduit le risque de dépréciation des prix de l’immobilier. Nous pensons que le phénomène d’urbanisation va continuer de croître dans les dix prochaines années ». Les prix devraient continuer d’augmenter, d’autant que des investisseurs étrangers achètent de plus en plus d’immobilier dans les grandes villes européennes.

Le dommage collatéral c’est que l’accession à la propriété risque de continuer de se creuser. Les primo-accédants à la propriété devront toujours plus s’éloigner du cœur de la ville. Un phénomène qui touche principalement Paris, Amsterdam et Berlin selon Moody’s.

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