Paris: pas de flambée des loyers l’an dernier sans l’encadrement

A Paris, les loyers n’ont pas connu de flambée l’an dernier lors de l’interruption du plafonnement note l’Olap.

A Paris, l'année 2018 s'est faite sans plafonnement des loyers car il avait été annulé en justice en 2017. Crédit: iStock.

Les loyers privés parisiens ont légèrement augmenté mais n’ont pas connu de flambée l’an dernier, période pendant laquelle était interrompu le plafonnement sur le point d’être réintroduit, montre jeudi un premier bilan annuel de l’observatoire de référence.

La « hausse des loyers des logements privés non meublés (était) globalement égale à l’inflation dans l’agglomération parisienne en 2018 », a résumé l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (Olap), dans un communiqué.

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Selon l’organisme, officiellement chargé par les autorités d’évaluer le marché locatif privé à Paris et ses environs, les loyers des logements non meublés – l’Olap n’évalue pas les meublés – ont augmenté de 1,4% à Paris même et de 1,2% sur l’ensemble de l’agglomération.

A Paris, l’année 2018 s’est faite sans plafonnement des loyers – mesure appliquée par la ville depuis 2015 – car il avait été annulé en justice en 2017. La municipalité va le réétablir au 1er juillet dans le cadre d’une nouvelle loi votée l’an dernier sur le logement, celle-ci assouplissant les conditions d’application de la mesure.

Le Conseil d’Etat a, par ailleurs, annulé mercredi l’abrogation par la justice du plafonnement des loyers à Paris, mais cette décision n’a qu’une importance relative au regard de l’évolution de la législation entre temps.

Une hausse toutefois supérieure à celle des quatre années précédentes

Les chiffres globaux de l’Olap sont, en tout état de cause, à lire avec précaution car, de manière distincte du plafonnement strict, un encadrement est déjà renouvelé chaque année et empêche, sauf exception, de relever les loyers de locataires préexistants à un niveau, en gros, supérieur à l’inflation.

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C’est donc plutôt le « saut à la relocation », l’évolution du loyer à l’arrivée d’un nouveau locataire, qui donne une idée de l’évolution réelle du marché. Il marque, certes, une petite reprise de la hausse des loyers à Paris, mais sans mesure avec la flambée connue autour de 2010.

« Pour Paris, la hausse – +2,9 % – est supérieure à celle des quatre années précédentes – entre +1 et +2,1 % -, et traduit la tension persistante sur le marché locatif, sans toutefois atteindre les augmentations de la période 2009-2013 – +7 à +11% », détaille l’Olap. Sur l’ensemble de l’agglomération, la hausse est même légèrement moindre (+2,3%) que l’année précédente (+2,5%).

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