Crédit social, réforme du prêt à taux zéro : construire sa maison devient de plus en plus complexe

Un projet qui fait rêver mais qui devient de plus en plus hypothétique pour nombre de Français : faire bâtir sa maison. Pourtant, les taux d’intérêt extrêmement bas des crédits immobiliers dopent la construction. Mais le nombre de maisons individuelles vendues en 2018 est 11,3% inférieur à celui de 2017 (120 000 en 2018 contre 135 000 en 2017), explique Le Parisien.

Baisser les mensualités de crédit

Une désaffection qui touche principalement les zones rurales, en raison de la fin de deux aides publiques. Tout d’abord, l’Etat a acté la suppression de l’aide personnalisée au logement (APL) accession, qui aura lieu en 2020. Cette aide permet de prendre en charge une partie des mensualités d’un prêt contracté pour l’achat d’un logement, en zone 3, c’est-à-dire les secteurs périurbains et ruraux, note LCI. L’aide peut réduire de 20% à 25% la mensualité de crédit. L’attribution repose sur les ressources du foyer.

Autre problème, la réforme du prêt à taux zéro : les règles d’accès à ce crédit particulier ont été revues. Ainsi les zones les moins tendues (B2 et C, soit les villes de moins de 100 000 habitants et les zones rurales) n’y seront plus éligibles à partir du 1er janvier 2020 pour les logements neufs. Ces zones pourront être encore éligibles lors de l’achat d’un bien privé à rénover.

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Les zones rurales touchées

Aussi, pour financer leur rêve de maison, les Français modestes pouvaient aussi se tourner vers le Crédit foncier (qui est en train d’être fondu dans le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ou BPCE) ou le Crédit immobilier de France (disparu en 2012).

Selon Damien Hereng, le président de la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles, « les gens aisés n’ont pas besoin d’aides pour acheter. Les grands perdants seront donc les ménages modestes, et particulièrement ceux qui résident dans les zones rurales. Un couple avec 2 200 euros de revenus et deux enfants sera condamné à rester locataire ». Pour lui, le gouvernement doit revoir ses décisions.

Rédaction Mieux Vivre

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