Aller nager chez les voisins: piscines et jardins se mettent aussi en location

Louer une piscine, un jardin, pour barboter et se rafraîchir, mais aussi fêter un anniversaire, un baptême ou un enterrement de vie de jeune fille c’est que proposent de nouvelles applications. Il y a des offres et la demande est là.

Côté tarifs, en plus de la location à l'heure, la commission sur We Peps est de 7% pour le propriétaire et 9% pour le locataire. Crédit: iStock.

Louer à l’heure ou à la journée sa piscine, son jardin voire son champ: les particuliers cherchent de plus en plus à rentabiliser leurs espaces extérieurs, dont sont friands les urbains en manque de verdure ou les familles privées de vacances.

« L’idée de la plateforme Swimmy est née au bord d’une piscine: j’étais avec des amis, il faisait très chaud et on s’est rendu compte que pas mal de piscines autour de nous étaient vides, que personne n’en profitait en fait », raconte à l’AFP Raphaëlle de Monteynard, fondatrice du site lancé en juillet 2017.

Pour barboter et se rafraîchir, mais aussi fêter un anniversaire, un baptême ou un enterrement de vie de jeune fille: « il y a une vraie offre, et surtout une grosse demande! Notamment en Ile-de-France, même si ce n’est pas forcément l’endroit où on a le plus d’annonces. Mais aujourd’hui, la plateforme propose un peu plus de 1.100 piscines et a dépassé les 20.000 utilisateurs », se félicite la jeune femme de 33 ans.

« Là où Airbnb fait de l’hébergement, nous faisons de l’événement. Pour des particuliers louant chez des particuliers », résume de son côté Benjamin Poutier, co-fondateur de We Peps.

Cette plateforme propose près de 500 offres de locations, « dont un bon tiers de jardins, et environ 15% de piscines » aux côtés de maisons et appartements à louer le temps d’une fête ou d’une soirée.

« Depuis mars 2018, on a organisé 370 événements privés, cousinades, barbecues, anniversaires et même quelques mariages. Il y a vraiment un marché: car quand on veut recevoir trente personnes, chez soi c’est pas forcément possible. Et louer une salle des fêtes ou privatiser un restaurant, c’est vite cher », met en avant Benjamin Poutier. Côté tarifs, en plus de la location à l’heure, la commission sur We Peps est de 7% pour le propriétaire et 9% pour le locataire. 

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Sur Swimmy, le prix moyen pour louer une piscine s’établit à 15 euros la demi-journée, par personne, les enfants de moins de trois ans ne payant pas. Il faut y rajouter 12% de commission payée par le propriétaire comme par celui qui loue.

Au vu du parc français de piscines privées – estimé à plus de 2,5 millions – et des coûts d’entretien pour leurs propriétaires, le potentiel de développement de ce type de plateforme collaborative semble prometteur. 

Louer aussi un bout de champ

Encore faut-il respecter les normes de sécurité et disposer d’une assurance adéquate, pour louer sa piscine mais aussi pour proposer son jardin, même quelques heures.

« Le propriétaire d’une piscine peut cocher une case pour ne pas recevoir d’enfants. Nous précisons cependant que tous les enfants qui viennent utiliser leur piscine ne sont pas sous leur responsabilité directe mais sous » celle de leurs parents « qui signent une décharge », précise Raphaëlle de Monteynard pour Swimmy.

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Sur We Peps, « l’assurance est incluse dans les frais de services, à la charge du locataire (…). Et chaque réservation génère aussi contrat de location, facture et état des lieux », ajoute Benjamin Poutier, qui n’a à signaler « que deux incidents ayant nécessité un recours à l’assurance, sur 370 événements organisés ».

Et pour ceux n’ayant ni piscine ni jardin mais des espaces agricoles, une nouvelle plateforme a été lancée il y a peu pour mettre en relation agriculteurs et propriétaires de camping-cars.

Derrière « Park and View », il y a Grégoire Popineau, fils de céréalier et d’éleveur, qui veut aider les agriculteurs à tirer un revenu de « ce trésor que constitue la nature » et permettre à des camping-caristes « d’être seuls sur un emplacement en bord de chemin, dans la nature, comme s’ils étaient en camping sauvage mais avec la bénédiction du propriétaire! ».

Une centaine d’offres sont pour l’instant disponibles sur l’application, pour un prix moyen de 8 euros par nuit et une commission « d’un ou deux euros », indique Grégoire Popineau. « Je suis en train de faire un tour de France, je vais au hasard frapper aux portes. Pour l’instant, 75% des gens que je rencontre décident de proposer un emplacement ».

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