Immobilier : la chute des ventes de logements neufs s’accentue

Le nombre de logements mis en vente par les adhérents de la FPI, témoin de l’offre, s’est établi à un peu plus de 30.000 au deuxième trimestre, soit une chute d’un quart. 

Malgré la chute des ventes, la FPI, juge toujours solide la demande de logements neufs. Crédit: iStock.

L’offre de logements neufs a fortement accentué sa chute au deuxième trimestre chez les promoteurs français, a annoncé jeudi la fédération du secteur, en tenant largement responsable la timidité des élus à l’approche des municipales ainsi qu’une hausse des coûts de construction.

« Les chiffres ne sont pas bons et je crains, malheureusement, qu’ils le restent » les prochains mois, a déclaré Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) lors du bilan trimestriel de l’organisation.

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Ces chiffres concernent pour l’essentiel les immeubles, l’une des deux grandes branches du logement avec les maisons, dont les constructeurs obéissent généralement à un modèle économique différent des promoteurs.

Au deuxième trimestre, le nombre de logements mis en vente par les adhérents de la FPI, témoin de l’offre, s’est établi à un peu plus de 30.000, soit une chute d’un quart par rapport à un an plus tôt. 

Prix en hausse, ventes en baisse

Parallèlement à cet assèchement de l’offre, entamé depuis bientôt deux ans mais en train de nettement s’accentuer, les ventes trimestrielles du secteur ont décliné de presque 13% à environ 38.500, cette tendance s’accompagnant d’une hausse des prix de plus de 5%.

Comme lors de ses précédents bilans, la fédération a d’abord expliqué ces évolutions par la difficulté à lancer des projets immobiliers face à la timidité des élus à octroyer des permis de construire à l’approche des élections municipales de 2020.

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« Les périodes d’élections locales sont toujours sources des mêmes problèmes et des mêmes désordres », a jugé Mme François-Cuxac, regrettant « une attitude malthusienne de la part d’un grand nombre d’élus, (…) une attitude mêlée de craintes d’impopularité ».

La FPI, qui juge toujours solide la demande de logements neufs, a aussi mis en avant un deuxième facteur de nature à ralentir les projets immobiliers: une hausse générale des coûts des travaux. A cause de ce phénomène, « on a aussi des projets qui sont simplement suspendus » par manque d' »intérêt économique », a rapporté Mme. François-Cuxac. « Ca peut arriver (…) que des mises en chantier soient annulées. »

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