Immobilier: une étude de la banque UBS pointe le risque de «bulle» à Paris

Pour la première fois, la capitale française entre dans le club des villes où il y a un risque de bulle immobilière, selon la banque UBS. Un appartement de 60m² représente désormais 15 années de salaire.

UBS a observé une hausse des prix de 5% que les quatre derniers trimestres. Crédit: Istock

Alors que les prix de l’immobilier ne font que monter depuis plusieurs années dans la capitale française, que le seuil de 10 000 euros du mètre carré a été franchi il y a peu, la banque suisse UBS pointe le risque de bulle immobilière à Paris. Dans une étude, la banque a analysé les prix des biens immobiliers dans 24 grandes villes du monde, pour attribuer un indice sur le risque de bulle immobilière.

« Un nouveau sommet »

Alors que Paris était pour l’instant restée en dehors de la zone de risque de bulle, elle y fait son entrée cette année (Paris est désormais noté 1,54, le seuil de risque étant à 1,5), en raison des faibles taux d’intérêt dans la zone euro, ce qui stimule le marché.

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UBS remarque que « les prix immobiliers dans la capitale français ont atteint un nouveau sommet après une hausse de 5% au cours des quatre derniers trimestres. Les prix se découplent continuellement du reste du pays depuis 2006. En conséquence, le marché est entré dans le territoire du risque de bulle ». La banque a calculé qu’un appartement de 60m² coûte 15 ans de salaires, ce qui en fait l’une des villes la moins abordable en Europe.

Evaluation incorrecte

Ailleurs en Europe, la surchauffe du marché immobilier est préoccupante aussi à Munich (qui a un risque de bulle noté à 2,01 en 2019, alors qu’il était de 1,92 en 2017). Amsterdam et Francfort sont également des villes où le risque de bulle immobilière se fait sentir. Ailleurs, les marchés immobiliers de Zurich, Londres, Stockholm, Genève et Madrid ne sont pas classés comme à risque, mais surévalués, pour l’instant.

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Comme l’indique UBS, « le terme « bulle » fait référence à une évaluation incorrecte et durable d’un actif, dont l’existence ne peut être prouvée que si elle éclate ». Ce risque est alimenté par le fait que le boom économique lié aux technologies a attiré en ville les populations, ce qui a provoqué une hausse de la demande résidentielle. Aussi, l’explosion de la demande ne s’est pas suivie d’une hausse de la construction, et ce, en raison des restrictions liées à la construction. Par conséquent, les prix du sol et des loyers sont montés en flèche.

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