Région parisienne : 1 habitant sur 5 peine à payer son loyer

Parmi les 4 millions de Français mal logés, 1,2 million vivent dans la région la plus riche de France comme le dévoile le rapport de la fondation Abbé Pierre.

L’Île-de-France est la région la plus touchée par les expulsions rapporte la fondation Abbé Pierre.

La fondation Abbé Pierre alerte sur le mal-logement en Ile-de-France. En moyenne, les ménages franciliens gagnent 4 117 euros soit 26% de plus que le revenu moyen national. Un salaire qui ne compense pas la différence de loyer avec le reste du pays. En effet, le prix moyen de location dans le parc privé francilien est supérieur à la moyenne nationale de 52% (19,4 euros contre 12,8 euros/m2).

En Île-de-France, les disparités sont importantes : « La proportion de ménages pauvres en Île-de-France a augmenté deux fois plus vite qu’en France métropolitaine entre 2004 et 2012 », rapporte la fondation Abbé Pierre.

Si la région compte 18,2% de la population mondiale, les indicateurs de mal-logement sont importants. « La région concentre en effet 33 % des habitants en bidonvilles, près de 34 % des demandes d’HLM, 41 % des expulsions locatives effectives, 64 % des recours DAHO (droit à l’hébergement opposable) et 59 % des recours DALO (droit au logement opposable), 61 % des ménages Priorités Urgentes DALO restant à reloger, 63 % des situations de surpeuplement accentué », détaille la fondation.

5% des Franciliens en situation d’impayés

Avec l’augmentation des sommes consacrées au logement, 19 % des Franciliens se déclarent en difficulté de paiement à la fin du mois. A noter que 5 % des ménages locataires franciliens sont même en situation d’impayés. « L’Île-de-France est la région la plus touchée par les expulsions : elle totalise 26 % des décisions de justice prononçant l’expulsion et 41 % des expulsions effectives du territoire national », dénonce la fondation Abbé Pierre.

Si la location s’avère difficile pour certains franciliens, l’accès à la propriété se complique également. « En quarante ans, alors que les revenus ont été multipliés par 7,2, les prix d’achat l’ont été par 13,9 et les prix à la location par 10,11. Les employés et ouvriers ont littéralement été écartés du marché de l’acquisition des logements anciens. Leur part est passée à 5 % en 2018 à Paris contre 15 % en 1998, et à 19 % contre 27 % pour l’ensemble de l’Île-de-France ».

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