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Prix de l’immobilier: consultez notre base de données pour voir comment évoluent les prix dans votre ville

Retrouvez le coût de tous les biens anciens, maisons et appartements, de quelque 875 communes. Ils vous renseigneront utilement pour vos projets d’achat ou de vente.

Taux d’intérêt au plus bas, prix en hausse constante : le marché de l’immobilier a de quoi susciter l’attention, dans un contexte général morose pour les investisseurs. Pourtant, à y regarder de plus près, le territoire n’est pas uniforme et les flambées observées lors de certaines transactions parisiennes ne doivent pas faire oublier les zones qui attirent moins, comme l’a d’ailleurs démontré la nécessité de mettre en place le dispositif fiscal Denormandie dans les centres-villes dégradés. 

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Mieux Vivre Votre Argent publie la cote immobilière établie par les notaires (Notaires de France et Notaires du Grand Paris) afin de vous informer sur les prix ville par ville. Dans les tableaux ci-dessous, vous retrouverez le coût des biens anciens, maisons et appartement, de quelque 875 communes. Ils vous renseigneront utilement pour vos projets d’achat ou de vente.

Comment lire la cote des prix immobiliers ?

Nos cotes se focalisent sur le marché de l’ancien. Les villes sont classées par département puis selon l’ordre alphabétique. 875 communes sont présentées, soit pour les maisons, soit pour les appartements, soit pour les deux. A noter qu’à cause du faible volume de transactions, certaines villes affichent une variation non significative d’une année sur l’autre.

Les prix : deux normes différentes La norme retenue pour calculer les prix diffère selon la source et le type de bien. Pour les maisons, est indiqué le prix de vente du bien dans son intégralité. En revanche, pour les appartements, est affiché le tarif au mètre carré. Autre distinction : pour les villes de province, le prix est un chiffre médian. Cela veut dire que la moitié des transactions, sur les douze derniers mois, se sont réalisées au-dessus de ce prix, et la moitié en dessous. La variation 2019/2018 marque l’évolution entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019 par rapport à la même période un an plus tôt.

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Pour l’Ile-de-France, les calculs se différencient sur deux points. D’abord, le prix affiché est dit « standardisé », c’est-à-dire qu’il est retraité pour lisser les biais liés à la structure conjoncturelle du marché immobilier (surface, caractéristiques des biens vendus, par exemple) afin de faciliter les comparaisons. De plus, on étudie cette fois le prix du deuxième trimestre 2019 par rapport à celui du deuxième trimestre 2018.

Les prix affichés proviennent de Perval, la base de données des Notaires de France, et de Bien, la base des Notaires du Grand Paris.

Un nouveau record de transactions en 2019

Notre cote est aussi l’occasion de rappeler quelques faits sur le marché immobilier. Les années se suivent et se ressemblent. Après deux exercices très porteurs, le volume de transaction à la fi n de juillet 2019 reste extrêmement dynamique.

Selon les derniers chiffres des Notaires de France, le volume des transactions se maintient à des niveaux très élevés, avec 1 020 000 ventes enregistrées sur douze mois. Et, au deuxième trimestre 2019, les logements anciens affichaient une progression de leur prix sur un an de 3,2 %, tous biens confondus (appartements et maisons). Cette hausse est plus marquée en Ile-de-France qu’en province avec des chiffres de respectivement +3,9 % et + 2,8 %.

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Heureusement, les acquéreurs ont pu profiter de conditions d’emprunt très avantageuses. Alors que l’on pensait que les taux d’intérêt avaient atteint un plancher à la fin de 2018, le mouvement de baisse s’est poursuivi cette année. En août 2019, le taux moyen des prêts à taux fixe stagnait à 1,17 % selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, contre 1,44 % un an auparavant. En outre, selon le bilan annuel réalisé par le courtier Meilleurtaux.com, les conditions d’apport sont allégées et le marché est très accessible pour tous les profils.

Pour les prochains mois, les professionnels sont optimistes car les facteurs favorables restent de mise, permettant au marché de poursuivre son activité sur un rythme soutenu. Ainsi, les taux d’intérêt du crédit immobilier devraient demeurer très bas, même si certains établissements bancaires pourraient légèrement durcir leurs conditions d’octroi en privilégiant les bons dossiers ou en limitant les prêts à très long terme.

Mais cela n’est pas de nature à remette en cause le schéma actuel. Comme le résument les notaires, « le marché tourne à plein régime », tout en précisant qu’il « est loin d’être attisé par la spéculation ». Reste une interrogation majeure pour les bailleurs : la capacité à faire progresser leurs revenus face à des locataires au budget contraint et alors que le Gouvernement a remis l’encadrement strict des loyers sur le devant de la scène.