Le marché immobilier français est-il en surchauffe?

Des experts en immobilier commencent à alerter sur un risque de tension du marché français.

Quelques experts commencent à alerter sur un risque de tension du marché, à l’instar d’UBS Global Wealth Management. Crédit: iStock.

Les prix des appartements ont évolué en moyenne nationale de + 4,3 % sur un an (à la fin de juin 2019), selon la dernière statistique publiée par les Notaires de France, qui anticipent une hausse de + 5,1 % à la fin d’octobre.

La demande reste soutenue malgré des prix élevés, grâce à des taux de crédit au plancher, encore en recul en octobre, à 1,13 % en moyenne (Observatoire Crédit Logement / CSA).

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Paris, une « zone de risque de bulle

Dans ce contexte euphorique, quelques experts commencent à alerter sur un risque de tension du marché, à l’instar d’UBS Global Wealth Management. La banque note dans sa dernière étude annuelle que « dans certaines régions de la zone euro, les taux bas continuent d’entraîner les évaluations immobilières dans la zone de risque de bulle ». Tel est le cas de Paris qui entre pour la première fois dans les capitales classées en zone rouge par UBS.

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Le Conseil général de l’environnement et du développement durable, quant à lui, rappelle que le marché a toujours été cyclique depuis 1840. L’évolution de son indice des prix rapporté aux revenus des ménages ne rassure pas quant aux conséquences d’une future remontée des taux de crédit qui plomberait le pouvoir d’achat immobilier. 

« Depuis près de vingt ans, les prix ont augmenté deux fois plus vite que les revenus des Français, avertit également Thomas Grejbine, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Dans les autres pays, ce phénomène a été suivi d’une forte correction pour revenir au niveau des ratios de prix sur revenus du début des années 2000, y compris à New York où les prix ont chuté de 30 % entre 2006 et 2012. »

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