Immobilier: quel est l’apport moyen nécessaire pour acheter dans les grandes villes ?

Avoir un apport est souvent la condition sine qua non pour contracter un emprunt immobilier. Représentant généralement 10% du prix du logement, son montant moyen varie selon les villes.

L'appart varie de un à dix selon les villes. Crédit: Istock

Les temps changent et emprunter sans avoir un apport est de plus en plus compliqué. En effet, selon le réseau de courtiers Vousfinancer, les banques demandent à ce que l’épargne finance les frais liés à l’acquisition du bien comme les frais de notaire. Selon la porte-parole de Vousfinancer Sandrine Allonier, « la majorité des banques exigent que les emprunteurs aient au moins 10 % d’apport personnel. Et si certaines banques accordent encore des financements à 110 %, elles ne sont pas nombreuses : une ou deux par région, et parfois uniquement pour les jeunes primoaccédants de moins de 40 ans ».

Deux ans de revenus

Le courtier a donc calculé, sur la base des 10% demandés, l’apport nécessaire pour acheter un appartement de 75 mètres carrés dans les 15 plus grosses villes de France. Il faut ainsi en moyenne 15 000 euros d’apport pour acheter un appartement de cette surface, soit sept mois du revenu moyen, mais cette somme varie très fortement d’une ville à une autre.

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Ainsi, aux prix actuels, il faut compter 75 675 euros d’apport à Paris, ce qui, pour un revenu mensuel local moyen de 3 596 euros, représente près de deux ans de salaire. C’est, sans surprise, le record de France. A Bordeaux, Lyon et Nice, il faut également compter plus d’un an de salaire en apport.

Dix fois moins

En bas de classement, on retrouve Orléans, où l’apport calculé est de 14 700 euros, soit sept mois du salaire moyen local. Saint-Etienne affiche, elle, les prix les plus bas, le montant de l’apport est en conséquence de 7 125 euros, soit quatre mois du revenu moyen local. C’est dix fois moins qu’à Paris.

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Pour Sandrine Allonier, « on se rend compte de la difficulté, notamment pour les primoaccédants de parvenir à réunir les 10 % d’apport correspondant à près d’une année de revenus dans beaucoup de villes de France. Ils sont ainsi les premiers impactés par la hausse des prix, d’où leurs difficultés, même en période de taux bas, à sauter le pas et devenir propriétaires ».

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