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Immobilier: la douche à l’italienne ne sera finalement pas obligatoire dans tous les logements neufs

En décembre, le gouvernement voulait rendre obligatoires les douches de plain-pied à l'italienne dans les logements neufs, en réalité, la décision ne concerne pas toutes les constructions.

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Dans le cadre du Comité interministériel du handicap, le gouvernement a pris la décision en décembre de rendre obligatoires les douches à l’italienne dans les logements neufs. L’impératif devait s’appliquer dès 2020 pour rendre accessible les salles de bain aux personnes handicapées ou âgées. L’initiative est soutenue par le ministre du Logement Julien Denormandie et félicitée par l’Association des paralysés de France.

Les logements collectifs de plus de deux étages concernés

En fait, l’obligation est plus nuancée que ce qui avait été imaginé et elle ne concernera pas tous les logements neufs. La Fédération française du bâtiment, interrogée par BFM Immo, est revenue sur les modalités de cette décision. Seuls les logements collectifs disposant d’un ascenseur et de plain-pied devront s’équiper de douches à l’italienne. La mesure ne s’adresse pas aux maisons individuelles (sous contrat de construction de maison individuelle) et aux immeubles sans ascenseur de deux étages ou moins.

Même pour les constructions concernées, il sera tout de même possible de poser une baignoire. Il faudra simplement qu’une douche de plain-pied puisse être installée par des travaux faciles. « Il faut donc prévoir dès la construction une douche à l’italienne munie d’un siphon de sol, la baignoire éventuelle devra se brancher simplement sur le siphon de sol de la douche à l’italienne », indique la Fédération française du bâtiment.

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Une mesure encore incertaine

Si cette mesure est envisagée par le gouvernement, elle n’est pas encore adoptée. Toujours selon l’organisation professionnelle, il faut encore que le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique l’approuve or « les membres sont majoritairement contre ». À noter que la Fédération française du bâtiment conteste cette contrainte en raison des coûts qu’elles engendreraient pour la construction des salles de bain.