Crédit immobilier: les taux remontent légèrement en décembre

Est-ce la fin de la spirale de la baisse ? Il est encore trop tôt pour le dire. Au mois de décembre 2019, les Français ont contracté des prêts immobiliers à un taux moyen de 1,13% (hors assurance et coût des garanties) selon l’Observatoire crédit logement/CSA, relayé par Les Echos. C’est une légère hausse par rapport à novembre, où le taux moyen était de 1,12%, un plus bas historique.

Si « les taux des crédits immobiliers se sont stabilisés à des niveaux très bas » affirme l’Observatoire, celui-ci s’attend à une nouvelle baisse dans les prochains mois, d’autant que le taux moyen relevé sur les deux premières semaines de janvier était de 1,11%.

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Durées d’emprunt très longues

« Cette configuration des taux inédite au cours des 75 dernières années a facilité l’accès des ménages aux crédits immobiliers et elle répond bien aux souhaits formulés par les autorités monétaires européennes afin de financer et relancer l’économie réelle », note également l’Observatoire.

Par ailleurs, la durée moyenne des prêts accordés n’a jamais été aussi longue, à 228 mois en moyenne en 2019, ce qui représente 19 ans. L’apport moyen, lui, n’a jamais été aussi bas. Par conséquent, les ménages empruntent à tour de bras. En 2019, 250 milliards d’euros ont été prêtés et au total, ce sont 1 200 milliards d’euros qui attendent d’être remboursés. C’est autant que les encours des crédits aux entreprises.

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Allègement des exigences

Dans ce contexte de taux bas, les banques se mènent une très vive concurrence et peuvent malgré tout se montrer accommodantes. Selon l’Observatoire, « les conditions d’octroi des crédits se sont considérablement assouplies : avec des taux d’apport qui n’ont jamais été aussi bas depuis 1978 ». Il ajoute que « cette amélioration des conditions de crédit n’aurait pas permis la réalisation des projets immobiliers d’une large partie de la demande, si dans le même temps les établissements bancaires n’avaient pas allégé leurs exigences ».

Récemment, le Haut conseil de stabilité financière a souhaité siffler la fin de la récré pour éviter un emballement et une hausse de l’endettement, en recommandant aux banques de ne pas prêter plus de 25 ans et de respecter les 33% d’endettement des ménages. Des recommandations appuyées par la Banque de France.

Rédaction Mieux Vivre

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