Les acquéreurs étrangers non résidents nettement moins nombreux que les Français

Ils sont accusés de faire flamber les prix de l’immobilier français. Pourtant, ce type d’acheteurs se révèle être très marginal.

La part des non résidents étrangers achetant des biens sur notre territoire se réduit comme peau de chagrin. Crédit: iStock

La fin d’une idée reçue. Le Figaro, qui s’appuie sur la dernière note de conjoncture des notaires de France, rapporte que la part des non résidents ne disposant pas de la nationalité française achetant des biens sur notre territoire se réduit comme peau de chagrin d’année en année. Qu’ils soient Britanniques, Américains, Allemands, Chinois, Arabes, ils sont largement minoritaires.

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Leur nombre a baissé en l’espace de 10 ans. Alors qu’en 2008, ils étaient 2,5% à investir dans la belle pierre française -ce qui représente 16.700 transactions-, en 2018, ils étaient 1,7%, soit 16.500 achats sur les 965.000 ventes réalisées cette année-là. Des disparités sont bien évidemment observées : la moyenne varie selon la localisation, passant de 0,9% en Ile-de-France à 5,5% en région Paca et sur l’île de Beauté.

Un budget plus élevé que les acheteurs français, selon les régions

Les acquéreurs étrangers non résidents disposent en revanche de plus de moyens et payent plus cher certains biens. En région parisienne, le montant moyen de leurs achats s’élevait à 330.000 euros pour une maison il y a deux ans, contre 230.000 euros pour les Français résidents privilégiant plutôt les 4 pièces.

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Un constat notable également en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse « où les maisons anciennes sont achetées 1,8 fois plus cher par les étrangers non-résidents », précisent les notaires de France. En Provence, le budget des non résidents est en moyenne de 380.000 euros pour une maison quand les résidents français déboursent, eux, 225.000 euros. Pour les appartements, idem : le montant moyen s’élève à 170.000 euros pour les premiers quand il est de 139.000 euros pour les seconds.

Inversement, ce sont les Français habitant sur le territoire qui dépensent davantage sur le Littoral-Ouest, le Centre-Ouest ou encore le Massif central.

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