Se connecter S’abonner

Pas d’exclusion en masse du crédit immobilier, promet la Banque de France

Malgré les restrictions souhaitées par les autorités financières pour réduire le risque de surendettement, la Banque de France promet que les ménages ne seront pas exclus en masse de l'emprunt bancaire.

croissance
Crédit : iStock.

Si les autorités financières réclament que les banques se montrent plus vigilantes, lorsqu’elles accordent un prêt immobilier, afin de limiter les risques de surendettement, la Banque de France a affirmé, lundi 3 février, que les ménages français ne courent pas le risque d’être exclus en masse du crédit immobilier. Formelle, elle insiste sur le caractère «sans fondement» des affirmations faites ces derniers jours par les banques.

Pour la Banque de France, qui s’est exprimée par voie de communiqué, «l’accès au crédit immobilier sera maintenu, sans le moindre doute. Le crédit immobilier continuera de croître en France, sur des bases plus saines et plus durables». Un message d’autant plus rassurant qu’il est cosigné par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (APCR). «Certains chiffres qui circulent du côté des banques n’ont aucun fondement. Ils ne tiennent pas compte de l’épargne que les ménages peuvent mobiliser facilement – dont leur assurance-vie -, ni des flexibilités prévues», ajoute le communiqué.

Des mensualités inférieures à un tiers des revenus

Tout est parti d’une demande de la Banque de France et du ministère de l’Économie, faite aux établissements bancaires, d’éviter d’accorder des crédits immobiliers sur une durée supérieure à vingt-cinq ans. De la même manière, les autorités avaient attiré l’attention des banques sur le fait que les mensualités des emprunteurs ne devaient pas dépasser un tiers des revenus des ménages.

A LIRE >> Assurance vie: même le gouverneur de la Banque de France affirme que les taux devront baisser

Ces recommandations s’inscrivent dans un contexte d’essor sans précédent du crédit immobilier, qui s’explique notamment par des taux historiquement bas. Pas coercitives, elles pourraient cependant devenir obligatoires d’ici à la fin de 2020 si les banques exposent trop leurs clients au surendettement.