Coronavirus : le marché des bureaux tourne également au ralenti

Selon l’indicateur publié par Immostat, le marché des bureaux a reculé de 37% au premier trimestre en Ile-de-France, qui concentre l’essentiel du marché français. L’activité sera fortement affectée au deuxième trimestre par les effets de la crise sanitaire, mais pas totalement paralysée.

Le marché des bureaux tourne au ralenti sans être totalement à l'arrêt contrairement au marché du logement. Crédit: iStock.

Alors que le marché français du logement est à l’arrêt face à la crise du coronavirus, celui des bureaux tourne au ralenti, sans pour autant être totalement paralysé.

Au premier trimestre, la location de bureaux a chuté, selon un bilan publié par Immostat, un groupement qui rassemble les principaux acteurs du secteur : CBRE, Cushman & Wakefield, JLL et la filiale immobilière de BNP Paribas.

L’indicateur concerne seulement l’Ile-de-France, mais c’est là que se concentre le gros du marché français. La « demande placée », qui mesure l’activité commerciale du secteur en termes de surfaces louées – pour l’essentiel – ou vendues à leurs occupants, y a reculé de 37% au premier trimestre, à 340.300 mètres carrés.

Le marché des bureaux a, dans un premier temps, souffert des mouvements de grève contre la réforme des retraites. Et il est désormais plombé par la crise du coronavirus face à laquelle le gouvernement applique depuis la mi-mars des mesures strictes de confinement, conduisant à l’arrêt ou au ralentissement de nombreuses activités économiques.

Des investisseurs en stand-by

« Sans surprise, les effets de l’épidémie (de) Covid-19 continueront à se faire sentir sur le second trimestre », prévient dans un communiqué Grégoire de La Ferté, de CBRE. « L’activité sur les prochains mois ne sera, néanmoins, pas nulle puisque des prises à bail continuent d’être signées. »

Le marché des bureaux dépend en effet moins que le logement de l’activité d’agences ouvertes en temps normal au public, mais contraintes à fermer par le confinement.

A LIRE>>> Coronavirus : 3.000 agences immobilières pourraient disparaître selon la Fnaim

Parallèlement, les bureaux franciliens ont continué d’attirer les investissements, qui ont presque doublé au premier trimestre par rapport à un an plus tôt, mais cet afflux correspond à des contrats signés en 2019.

« Le marché de l’investissement (…) va connaître un fort ralentissement au cours des prochains mois en écho à la crise (du) Covid-19 », prévient dans un communiqué Stephan Von Barczy, de JLL. « Certains acteurs ont en effet posé le stylo et attendent de voir quel sera l’environnement post-confinement. »

Sur le même thème

marche de l'immobilier des bureaux

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique