Immobilier: les petites et moyennes villes attirent plus les Français

Les Français pourraient se détourner des métropoles au profit des petites et moyennes villes, selon une enquête de SeLoger.

Les cartes du marché de l’immobilier hexagonal pourraient être rebattues. Crédit: iStock.

La « France périphérique » tiendrait sa revanche. Les Français pourraient préférer les petites et moyennes villes au détriment des métropoles, selon une enquête de SeLoger. Leur attractivité aura été renforcée par la crise du Covid-19, les citoyens ayant été privés d’espace public pendant deux mois, et redoutant un éventuel reconfinement. La banalisation du télétravail donnerait des envies d’espace. « En Bretagne, les consultations de nos annonces ont bondi de 17% à la mi-avril », explique Séverine Amate, porte-parole du groupe SeLoger. « On constate aussi une appétence accrue pour les maisons qui concentrent les 2/3 des recherches ».

Une maison en banlieue plutôt qu’un appartement en ville

Pourquoi se contenter d’un petit appartement dans une métropole alors qu’à une dizaine de minutes de transport, on pourrait s’offrir une maison pour le même prix ? Les cartes du marché de l’immobilier hexagonal pourraient être rebattues. A partir des données récoltées sur les différents sites de SeLoger, plusieurs villes franciliennes tirent leur épingle du jeu : Choisy-le-Roi par exemple, fait partie des villes recherchées. L’occurrence du terme « maison » dans les recherches immobilières, ciblées dans cette ville du Val-de-Marne, a bondi de 25% depuis l’an dernier. En quittant la capitale pour Choisy, le Parisien triplera la superficie de son logement. D’autres villes de la banlieue parisienne, comme Alfortville ou encore Gennevilliers, sortent aussi du lot dans cette enquête.

Les métropoles manquent d’argument pour garder leurs habitants

En dehors de Paris et l’Île-de-France, la province connaît aussi le même phénomène. Les métropoles commencent à manquer d’arguments pour convaincre les citadins de résister aux sirènes de la campagne, selon cette enquête de l’éditeur de sites web immobiliers. Plusieurs villes sont mises à l’honneur dans le marché post-confinement : Ambarès-et-Lagrave, à une demi-heure de Bordeaux, Saint-Herblain, à une vingtaine de minutes de Nantes ou encore Ronchin, à un petit quart d’heure de Lille. Pour la ville de l’agglomération nantaise, par exemple, cela représente un gain de 41% de superficie pour un habitant. Givors, proche de Lyon, et Marignane, près de Marseille, font partie de ces villes qui attirent les citadins dans leur recherche de maison.

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Par ailleurs, le mot-clé « maison » lui-même rencontre beaucoup de succès. Les internautes français, qu’ils « flânent » sur les pages web ou qu’ils recherchent activement un bien, sont plus nombreux à entrer le terme sur les sites de SeLoger. La présence du mot a, par exemple, augmenté de plus de 50% concernant les villes de Gennevilliers, Hoenheim et Chantepie, entre 2020 et 2019.

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