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Les recommandations de la FNAIM pour relancer le marché du logement

L’industrie du logement « est un enjeu majeur pour l’économie du pays et pour des millions de Français », affirme la Fédération nationale de l’immobilier. L’organisation propose son propre plan de relance : huit points, présentés dans un document le 10 juin, qui pourraient limiter l’impact de la crise dans le secteur selon elle. La FNAIM rappelle que l’immobilier est un secteur majeur, avec 337 milliards d’euros de dépenses pour l’achat de logements neufs et existants, terrain et gros travaux inclus, et 2,5 millions d’emplois. « L’immobilier a toujours été une pierre de la croissance économique, générant des richesses considérables pour le pays, et, ce qui n’est pas des moindres, des rentrées fiscales à hauteur de près de 80 milliards par an » rappelle dans un communiqué Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM.

La plupart des adhérents de la fédération sont des très petites entreprises, installées un peu partout en France, et elles sont durement impactées par la crise sanitaire. L’organisation rappelle les quatre piliers de la politique du logement en France, soit « le logement locatif social, un parc privé locatif important, l’accession et l’aide à la personne ». Jean-Marc Torrollion estime donc que le plan de relance sectoriel « doit reposer sur trois principes : l’équilibre des territoires, la rénovation énergétique et une politique de l’offre qui doit concerner l’ensemble de la filière : neuf et ancien ».

Dispositif Denormandie étendu dans toute la France

Le plan de relance est divisé en quatre thèmes : le premier est la promotion d’une politique de logement équilibrée, sur tout le territoire.  La FNAIM veut étendre le dispositif Denormandie à toutes les villes. Il s’agit d’une aide fiscale accordée dans le cadre d’un investissement locatif, destinée à encourager la rénovation dans l’ancien.  Pour la fédération, il « présente l’avantage de drainer des copropriétaires solvables, de remobiliser des logements anciens rénovés occupés par des locataires propres à conforter une zone de chalandise » et permet de faire « travailler des artisans locaux ». Autre proposition, arrêter le zonage, qui « accentue les déséquilibres territoriaux en concentrant les investissements uniquement sur des zones » considérées comme tendues.

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Le deuxième thème concerne la rénovation énergétique. La fédération prône un dispositif d’aides unique, car actuellement le Crédit d’impôt transition énergétique (CITE) est remplacé par une prime d’avance sur travaux, qui exclue les ménages les plus aisés, sans parler de tous les autres dispositifs qui embrouillent les propriétaires. Il faut, selon la FNAIM, « un dispositif unique mais surtout simple », et elle appelle aussi les banques à soutenir l’effort des ménages, en finançant les travaux collectifs, « quitte à adosser les crédits consentis à des produits d’épargne originaux ». Enfin, elle demande le doublement du plafond des déficits fonciers imputable sur le revenu du bailleur, « si le montant des travaux est composé pour 40% de montant de travaux d’énergie », car le plafond n’a pas été réévalué depuis 25 ans.

Révision des recommandations du HCSF

Le troisième thème concerne les crédits immobiliers. La FNAIM souhaite la révision des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) sur l’octroi de crédits immobiliers. Ce dernier conseille aux établissements de veiller à ce que le taux d’effort des emprunteurs n’excède pas 33% (le poids du remboursement d’un prêt ne doit pas dépasser un tiers des revenus nets du ménage). Le HCSF recommande aussi de ne pas dépasser la maturité du crédit après 25 ans. La FNAIM estime que ces recommandations sont désormais « inadaptées ». Elle demande aussi la réhabilitation du Prêt à taux zéro (PTZ) pour booster les primo-accédants.

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L’immobilier est un investissement de la classe moyenne

Dernier et quatrième thème du plan de relance de la FNAIM, le soutien aux petits bailleurs. Elle demande au gouvernement de ne pas céder à l’appel de la taxe de la pierre, qui a « souvent été une voie de recours pour les pouvoirs publics » pour ne pas taxer les ménages. Or, « l’immobilier est un investissement productif, celui de la classe moyenne » conclut la fédération.

Rédaction Mieux Vivre

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