Immobilier: malgré des ventes en chute libre, les prix sont en hausse

En dépit des ventes en baisse, le prix de l’immobilier enregistre 5,1% de hausse annuelle, selon le baromètre LPI-SeLoger publié mercredi 24 juin.

Les vendeurs restent toutefois ambitieux, malgré la chute brutale du nombre des ventes. Crédit: iStock.

La crise sanitaire a laissé des traces : les ventes immobilières ont brutalement chuté, -62,1% sur trois mois. Pourtant, le prix de l’immobilier en France a continué à augmenter, avec une hausse annuelle de 5,1% des prix au mètre carré. « En dépit d’une chute des ventes jamais observée depuis la Libération, la hausse des prix des logements anciens se poursuit, sans s’affaiblir », affirme Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, qui vient de paraître. Le prix moyen, au mètre carré, atteint 3 061 euros en France.

Pour expliquer cette hausse continuelle, Michel Mouillart évoque des « tensions sur les prix dans un contexte pénurique » parce que la chute de l’activité a eu pour conséquence la raréfaction de l’offre. Autre facteur qui n’a pas arrangé les choses, la baisse de l’offre de crédits immobiliers ces dernières semaines. Les ménages réalisant les achats les moins coûteux ont dû quitter le marché, notamment les primo-accédants, ce qui a aussi contribué à alimenter la hausse des prix. En effet, la part des dossiers refusés en 2020 atteint à la mi-juin 9,8%, selon Vousfinancer, qui pense que l’application stricte de la recommandation du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) est un frein à l’octroi de crédit. Le HCSF limite le taux d’endettement à 33% des revenus du ménage et la durée de prêt à 25 ans.

Les prix de vente baissent dans 5% des grandes villes

Les vendeurs restent toutefois ambitieux, malgré la chute brutale du nombre des ventes, en raison de la crise sanitaire. « La hausse des prix affichés, soit 4,2% sur trois mois, est presque deux fois plus rapide qu’il y a un an », commente le porte-parole du baromètre, « alors que le marché était en pleine expansion ». En mai dernier, SeLoger avait publié une étude qui mesurait la confiance des Français : trois sur quatre se disaient confiants quant à la concrétisation de la vente de leur bien.

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Par ailleurs, les prix de vente baissent dans certaines villes. Cela concerne plus précisément 5% des communes de plus 100 000 habitants, et le recul s’établissait à 8% en mars dernier dans les grandes villes, alors qu’il avait culminé à 12% en janvier et février derniers. En fait, précise le baromètre, « de plus en plus de grandes villes enregistrent une hausse du prix de leur immobilier ancien ». La hausse est même assez importante dans d’autres villes, comme Besançon et Mulhouse, les prix de l’immobilier augmentent de 10% : le prix au mètre carré atteint 2 185 euros, soit 11,7% de hausse, et 1 648 euros à Mulhouse, soit 13,6% de hausse. En revanche, à Bordeaux, les prix des logements baissent, à 0,7%, avec 4 856 euros le mètre carré, et la chute est importante à Nîmes avec 5,6% sur un an, à 1 965 euros le mètre carré.

Autre enseignement de ce baromètre, la hausse des prix des maisons. L’offre est restreinte et la demande, forte. En conséquence, les prix des maisons individuelles augmentent dans les métropoles de Brest ou encore de Toulouse, dans le centre comme en périphérie.

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