Coronavirus : le secteur du bâtiment s’attend à la perte de 120 000 emplois

Dans un communiqué, la Fédération française du bâtiment prévoit une perte de 18% d’activité et de 120 000 emplois en conséquence de la crise sanitaire. 

« Le décrochage pourrait atteindre jusqu’à 200 000 postes en 2021 si rien n’est fait », ajoute la FFB. Crédit: iStock.

À la mi-juin, Julien Denormandie, ministre du Logement appelait les Français à « faire confiance à [leurs] artisans » et à leur ouvrir la porte pour effectuer des travaux, notamment de rénovation énergétique. Si l’activité du bâtiment a repris après l’arrêt forcé du confinement, elle n’est pas encore à 100%. 5% des chantiers n’ont pas recommencé tandis que 17% sont en activité réduite, affirme la Fédération française du bâtiment (FFB) dans un communiqué. L’organisation professionnelle réclame un « plan de relance ambitieux » au gouvernement. 

La question des surcoûts sanitaires 

En effet, le secteur du BTP a revu ses prévisions pour l’année et envisage une perte de 18% d’activité. 120 000 emplois pourraient par ailleurs être détruits. « Le décrochage pourrait atteindre jusqu’à 200 000 postes en 2021 si rien n’est fait », ajoute la FFB. Les professionnels du bâtiment avaient déjà évoqué la question des surcoûts liés aux mesures sanitaires mises en place pour éviter la propagation du coronavirus. Ces dernières réduisent en effet la rentabilité des chantiers jusqu’à, pour certaines entreprises, « perdre de l’argent en travaillant », affirme la FFB. 

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La FFB demande des mesures « à prise rapide » 

« L’action rapide et massive de l’Etat en termes de soutien aux trésoreries permet d’absorber, de masquer transitoirement le choc. Le réveil risque toutefois de se révéler brutal sans action plus pérenne », précise la fédération. L’organisation professionnelle réclame ainsi des mesures « à prise rapide » parmi lesquelles la suppression des charges patronales sur toute l’année 2020, mais également une série de propositions pour multiplier les travaux de rénovation énergétique : réduire le reste à charge des ménages modestes, inclure les ménages à hauts revenus dans les primes, augmenter le forfait pour les rénovations globales… Ce plan, estimé à 5 milliards d’euros, permettrait de sauvegarder le million et demi d’emplois du secteur, selon ses représentants. 

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