Immobilier: les rêves exprimés lors du confinement pas encore devenus réalité

« Intention n’est pas action », souligne une étude réalisée par le réseaux Century 21. Pour le moment, les Parisiens restent vivre à Paris et l’achat d’un logement principal prime sur celui des résidences secondaires.

Les achats d'une résidence secondaire ne sont pas légion. Crédit: iStock.

Les citadins et tout particulièrement les Parisiens ont dit, pendant le confinement, leur rêve de quitter la capitale ou d’acheter une résidence secondaire. Selon une étude publiée par le réseau immobilier Century 21, ces vœux ne se sont pas réalisés. 

L’étude met l’accent sur le fait qu’« il n’y a pas eu d’exode massif de Parisiens vers la campagne ou le littoral ». Et pour le moment, l’afflux de Parisiens est marginal, même dans les secteurs les plus attractifs comme le Bassin d’Arcachon, le nord de la Bretagne, l’ancienne Haute-Normandie ou encore l’Aisne. « Les rêves exprimés en période de confinement ne se sont pas traduits dans la réalité. Ou pas encore. » 

Les requêtes de recherche progressent

De la même manière si les requêtes des internautes souhaitant « acheter une résidence secondaire » progressent de 57%, et la requête « maison de campagne » augmente de 156%, les achats restent anecdotiques depuis le 11 mai, date du début du déconfinement. En revanche, la part des transactions destinées à la résidence principale atteint 68,3%. « Les résidences secondaires ne représentent pour le moment que 4,3% des achats et les acquisitions au titre de placement sont en retrait par rapport à l’avant-confinement », détaille l’étude. Ces dernières équivalent à 27,3% des transactions.

Les moins de 40 ans représentent près de 50% des acquéreurs depuis la fin du confinement. La plupart d’entre eux avancent trois motivations essentielles : un toit pour la famille, la constitution d’un patrimoine et la recherche d’une sécurité.

Le prix reste le principal frein

A Paris, où le prix de l’immobilier continue d’augmenter, comme dans la plupart des régions, les acquéreurs ont opté pour des logements plus spacieux. Ils sont en moyenne 10m² plus grands que ceux achetés en 2019 à la même période, et cela même si le prix moyen du mètre carré a atteint 10 671 euros. Alors que le montant moyen d’une transaction parisienne s’est envolé de 17,2% entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020, pour atteindre 547 022 euros, les acquéreurs optent pour une durée plus longue de leur crédit. La durée moyenne de remboursement atteint désormais 21,7 ans.

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Dans le reste de l’Ile-de-France, les prix ont aussi augmenté. Alors, les superficies moyennes évoluent peu, les acquéreurs étant sans doute contraints par leur budget de revoir à la baisse leur désir d’espace, résume l’étude. Un constat qui vaut pour l’ensemble du territoire. Avant le confinement, la superficie moyenne d’une maison était de 115,7 m². Désormais, elle est de 115,2 m². La surface moyenne d’un appartement acheté est quant à elle passée de 59,1 m², elle est de 57,8 m² maintenant. Le principal obstacle à acquérir plus grand tient sans aucun doute au prix. 

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