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Immobilier: après le confinement, le marché de l’ancien repart

Les prix de l’immobilier ancien remontent tout comme l’intérêt des acheteurs, selon une étude de Century 21. 

À partir du 11 mai, l’immobilier ancien a repris son activité « comme si rien ne s’était passé », note Century 21. Si la période du confinement a forcément mis à l’arrêt tout le secteur, l’intérêt des acheteurs n’a pas diminué, bien au contraire. Face à cet engouement, les prix de la pierre ont également repris là où ils s’étaient arrêtés, et ont donc continué leur progression. Pour preuve, Century 21 note un record du nombre de visiteurs sur son site avec 3,1 millions de clics, soit 10% de plus qu’à la même période l’année dernière. 

« Tout allait bien » au début de l’année 2020 

Les premiers mois de l’année 2020 étaient synonymes de grande activité sur le marché de l’immobilier ancien, les ventes augmentaient ainsi que les prix. « Tout allait bien donc. Très bien même », résume l’agence. Les huit semaines de confinement ont provoqué une « pause forcée ». En conséquence, les ventes ont baissé sur la totalité du semestre par rapport à 2019 (-27,6%). Cependant, dès que les mesures de confinement ont été levées, les acheteurs étaient présents pour reprendre ou lancer leur projet immobilier. 

L’offre est donc toujours inférieure à la demande et les prix reprennent leur augmentation : +2,3% pour les maisons et +3,1% pour les appartements par rapport à 2019. Selon Century 21, les prix au mètre carré atteignent même des niveaux « historiques » avec 2 160 euros pour les maisons et 3 638 euros pour les appartements. Le montant moyen d’un achat immobilier s’élève désormais à 214 123 euros pour un appartement et 241 505 euros pour une maison. 

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Les logements achetés ne sont pas plus grands 

Même si les Français ont sûrement rêvé de grands espaces pendant le confinement, les logements n’ont pas grandi par magie. En effet, on ne voit pas d’agrandissement des surfaces dans les transactions immobilières, au contraire. Pour une maison, la superficie moyenne passe de 115,7 mètres carrés avant la crise à 115,2 mètres carrés. Pour un appartement, c’était 59,1 mètres carrés contre 57,8 mètres carrés en ce moment. « Le principal obstacle à acquérir plus grand tient sans aucun doute au prix », note l’étude. 

Pas non plus de ruée sur les maisons secondaires. Il n’y a pas eu réellement d’effet confinement qui a poussé les Français vers la campagne, même s’il y a un intérêt qui se révèle dans les recherches. Les requêtes « acheter une résidence secondaire » et « maison de campagne » augmentent largement sur le site internet, mais à l’achat, 68,3% des transactions concernent des résidences principales, contre 4,3% pour les résidences secondaires.