Les ventes immobilières vont plonger au moins jusqu’en 2021 selon BPCE

Le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE) estime qu’il n’y aura que 850 000 ventes immobilières dans l’ancien en 2021.

Les prix dans le neuf devraient se stabiliser en 2020 avec une toute petite hausse de 1%. Crédit: iStock.

La crise sanitaire aura des conséquences sur le marché de l’immobilier au moins jusque l’année prochaine. Selon les prévisions du groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE), les volumes de ventes immobilières vont plonger en 2021. Le confinement a stoppé net le secteur de la construction, déjà dans une situation délicate avant 2020 : hausse des coûts, difficulté à trouver une main d’œuvre qualifiée, accroissement des normes et des règles de construction… « Le confinement a désorganisé toute la filière », écrivent les auteurs du rapport de BPCE daté du 15 juillet. « Le nombre de constructions de mars à mai 2020 a été inférieur de 28% par rapport à la même période en 2019, le mois de mai affichant une chute de 44%. Son redémarrage se fera à un rythme plus lent », précise le rapport, qui parle d’une baisse de 24% en 2020 – 100 000 mises en chantier de moins qu’en 2019- et d’un léger rebond de 4% en 2021 avec 325 000 mises en chantier. Dans l’ancien, la chute attendue est similaire avec une baisse de 23% attendue cette année et 820 000 transactions prévues. Un niveau qui devrait se maintenir en 2021 avec 850 000 ventes, ce qui induirait « une rupture de tendance » pour BPCE.

D’un autre côté, les prix de l’immobilier devraient se maintenir. La crise sanitaire ne devrait pas affecter les prix alors que de nombreux acheteurs s’attendent à une baisse. Les restrictions dans l’attribution des crédits immobiliers vont faire sortir du marché les ménages les plus modestes. Concernant la production de crédits immobiliers, le groupe précise qu’elle est restée importante en début d’année. « Les productions de mars, avril et mai, de 21,5 à 24 milliards d’euros, ont été élevées après le pic de 27 milliards d’euros en février » écrivent les auteurs du rapport. Les recommandations du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) devraient peser « surtout sur l’investissement locatif et la primo-accession ».

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Un impact limité sur les prix qui ne baisseront pas

La demande de logement devrait donc être fortement réduite, mais l’impact serait limité sur les prix, selon BPCE. Les ménages les moins fortunés achètent dans des zones où les prix sont déjà plus faibles, et les plus fortunés continuent d’acheter des biens coûteux. Dans l’ancien, les prix devraient augmenter de 3% cette année. Il devrait y avoir une légère correction en 2021, -2%, tout comme les prix dans le neuf, qui devraient se stabiliser en 2020 avec une toute petite hausse de 1% selon les prévisions de BPCE. Du côté du marché locatif, le groupe craint une baisse de la perception des loyers et des difficultés pour les emprunteurs qui ont perdu leur emploi.

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