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Loyers : l’indice de référence augmente encore un peu au second trimestre 2020

L’Insee a publié le dernier indice de référence des loyers : il a augmenté de 0,66% sur un an au 2e trimestre.

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Les propriétaires des zones tendues, c’est-à-dire où l’offre de logements est inférieure à la demande, disposent du nouvel indice de référence des loyers (IRL) pour augmenter leur montant cette année. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient de publier l’IRL du deuxième trimestre 2020 et il s’établit à 130,57, en hausse de 0,66% sur un an. Il avait augmenté de 0,92% au trimestre précédent sur un an. L’IRL correspond à la moyenne de l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers. Il est publié par l’Insee chaque trimestre et il suit plus ou moins l’inflation. Les propriétaires bailleurs peuvent donc exiger une augmentation si le bail contient une clause de révision annuelle du loyer.

Pour faire la demande de révision, le bailleur dispose d’un an à compter de la date de révision inscrite dans le contrat de bail ou à défaut la date anniversaire de la signature du bail. La révision n’est pas rétroactive et elle prend effet à la date de la demande. L’indice publié par l’Insee au second trimestre concerne les baux signés entre la mi-juillet et la mi-octobre et les habitations meublées ou non.

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Une augmentation de 6,55 euros pour un loyer de 1 000 euros par exemple

L’augmentation du loyer est calculée hors charges : le calcul est simple, c’est le loyer en cours multiplié par le nouvel IRL du trimestre de référence du contrat, divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente. Exemple, pour un bail signé le 1er septembre 2019 et un loyer de 1 000 euros : 1 000 multiplié par l’indice du 2e trimestre, soit 130,57, divisé par l’indice de l’an dernier, soit 129,72, ce qui donne 1 006,55 euros. Le propriétaire peut réviser le loyer au-delà de l’IRL seulement s’il a effectué des travaux depuis le départ de l’ancien locataire ou si le loyer était réellement sous-évalué.