Immobilier de prestige: les chiffres clés pour comprendre ce marché

Non seulement l’immobilier de prestige a bien résisté à la crise sanitaire, mais la France reste le pays le plus attractif.

Les biens exceptionnels sont particulièrement recherchés en Ile-de-France. Crédit: iStock.

Quel est l’état d’esprit des acheteurs en quête d’un bien immobilier de prestige ? Quelles sont les régions les plus prisées ? Belles demeures, une marque du groupe SeLoger, s’est penchée sur ce sujet et a publié une étude, lundi 20 juillet.

La crise sanitaire a renforcé la première place de l’Ile-de-France dans le cœur des acheteurs en quête d’un bien immobilier de prestige. En avril, en plein confinement, elle concentrait 54% des visites. En juin, cette part a progressé de six points. Si la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur conserve sa deuxième place (24 puis 24,5% des visites), Rhône-Alpes est descendue du podium au profit de la Nouvelle-Aquitaine. 

Des prix en progression

Cette pression sur l’Ile-de-France se traduit par des prix élevés. Selon le baromètre des prix de l’immobilier de prestige Belles demeures, un bien de prestige coûte, en moyenne, 15 400 euros du mètre carré à Paris. Pour acquérir un logement d’exception à Neuilly-sur-Seine ou à Boulogne-Billancourt, il faudra compter respectivement 13 460 euros et 11 000 euros du m². Dans les Hauts-de-Seine, le prix du mètre carré tombe à 10 500 euros et il passe à 6 310 euros/m² dans les Yvelines. C’est d’ailleurs dans ce département de l’Ouest parisien que les prix enregistrent la plus forte hausse. En un an, ils ont progressé de 14%, contre 3 ou 3,5% dans les autres départements.

Parallèlement, « le marché de l’immobilier de prestige sur la Côte d’Azur et en Provence se porte extrêmement bien malgré les deux mois de confinement (…) Nous avons réalisé un mois de juin 2020 exceptionnel tant en termes de chiffre d’affaires qu’au niveau du nombre de demandes, lequel a été encore plus conséquent que l’an passé », annonce Michaël Zingraf de Christie’s International Real estate à SeLoger.

Le bon moment pour acheter

Un bon redémarrage qui n’empêche pas 63% des porteurs d’un projet immobilier de prestige interrogés par Belles demeures de partager leur conviction que le prix de l’immobilier haut de gamme va baisser dans les prochains mois. Pourtant, dans la pratique, rien ne semble stopper, ni même ralentir la progression du prix de l’immobilier de prestige note l’étude. Avec la crise, l’immobilier haut de gamme est devenu plus qu’« une valeur refuge financière, elle est aussi un refuge physique en plus d’être une base arrière professionnelle », analyse Thibault de Saint-Vincent, président de BARNES.

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En revanche, ce qui est sûr, c’est que 40% des porteurs d’un projet d’achat immobilier de prestige pensent que c’est le bon moment pour concrétiser leur projet. Et ils sont plutôt confiants puisque 79% pensent le réaliser dans les six mois à venir. 

Une forte attractivité

Parmi eux figurent sans doute des acheteurs étrangers. Même si elle a perdu huit points par rapport à l’étude réalisée en 2019, la France reste pour 34% des sondés le pays les plus attractifs en terme de logements de prestige. Elle arrive devant la Suisse (32%) et le Portugal (28%). Soit loin devant les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les îles Caraïbes dont l’attractivité est respectivement de 8%, 6% et 4%.

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