Immobilier: chute probable du volume des transactions en 2020

La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) dresse un bilan deux mois après la reprise des activités immobilières. Le scénario d’une baisse du volume des ventes et d’une résistance des prix est probable.

Autre constat de la Fnaim, la qualité de « valeur refuge » du logement, en termes de placements financiers. Crédit: iStock.

Le coronavirus aura un impact certain sur le marché immobilier. Par rapport à 2019, la baisse du volume des ventes devrait atteindre 25%, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) dans un rapport daté de juillet 2020. Toutefois, « l’impact sur le marché du logement dépendra de l’évolution de l’épidémie qui perturbera encore vraisemblablement l’économie durant de nombreux mois » précise la Fnaim. Difficile en effet de prévoir la tendance du marché en ces temps perturbés par une pandémie mondiale.

Le scénario imaginé par la fédération est en « U asymétrique », soit une baisse suivie d’une stagnation et d’une remontée de l’activité, « avec un redémarrage progressif de l’activité qui est observé depuis la réouverture des agences » écrivent les auteurs du rapport. Les conséquences de la crise sanitaire sur l’économie ont été limitées grâce aux mesures de soutien et les plans de relance des Etats et des banques centrales. La chute des consommations a compensé la perte ou la baisse de revenus des ménages. Ces derniers ont épargné pendant le confinement, faute de pouvoir dépenser leur argent ou par crainte de l’avenir. En juin, la confiance des ménages dans la situation économique « s’est ressaisie » mais leurs inquiétudes portent désormais sur le chômage.

Coup d’arrêt inévitable

Du côté du logement ancien, la reprise est aussi progressive. Autre constat de la Fnaim, la qualité de « valeur refuge » du logement, en termes de placements financiers, « notamment par rapport aux marchés actions (baisse de la bourse et volatilité élevée : le regain d’intérêt récent des Français pour la bourse pourrait être fortement ébranlé) ». L’immobilier résidentiel pourrait être « plus résilient » que l’immobilier de bureau ou commercial. « Après cinq années consécutives de hausse des volumes et quatre années consécutives de hausse des prix, le marché immobilier va nécessairement subir un coup d’arrêt en 2020 » estime la Fnaim.

sur les prix, la Fnaim ne s’avance pas. « Les sondages commandés (..) montrent que les ménages anticipent une légère hausse des prix dans les six prochains mois, tandis que les agents immobiliers sont moins optimistes et anticipent une stabilisation voire une légère baisse des prix » écrit la fédération. Un effondrement des prix n’est cependant pas à envisager pour la fédération qui table sur une certaine résistance. « Historiquement, même en période de crise, il a rarement été observé une surabondance d’offres par rapport à la demande, et le marché immobilier fait preuve d’une certaine inertie » écrit encore la fédération. Enfin, « concernant les taux des crédits immobiliers, il est fort probable qu’ils resteront à un très bas niveau en 2020, notamment sous l’effet de l’intervention massive de la BCE (Banque Centrale Européenne) » conclut la Fnaim. La reprise du marché immobilier pourrait être aussi être contrariée par le durcissement de l’octroi des crédits.

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