Immobilier locatif: les locataires préoccupés par le risque d’impayés

Les Agences départementales d’information sur le logement (ADIL) sont davantage sollicitées qu’il y a un an concernant les impayés de loyers.

Les demandes ont de nouveau progressé après l’annonce de la création d’une aide de 150 euros. Crédit: iStock.

Depuis le début de la crise sanitaire, les locataires sont inquiets. Ils sont plus nombreux à contacter les juristes des Agences départementales d’information sur le logement (ADIL), afin d’obtenir des informations sur les impayés de loyers, explique le site PAP

Dès le mois d’avril, les demandes de renseignement ont progressé dans le parc privé. Si elles ont été moins nombreuses au mois de juillet, leur nombre reste cependant plus élevé que l’an dernier à la même époque. En revanche, elles concernent le stade amont de l’impayé, le bailleur n’ayant entrepris aucune démarche à leur encontre. En avril et mai, les prises de contact avec l’ADIL ont été multipliées par deux.

Alors qu’elles commençaient à diminuer, les demandes pour impayés ont de nouveau progressé après l’annonce de la création d’une aide de 150 euros destinée au paiement d’une partie de loyer ou d’une échéance de crédit, précise PAP. Entre le 15 et le 21 juin leur nombre a doublé par rapport au pic des consultations enregistré pendant le confinement. Dans le parc immobilier social, la tendance est la même.

Plus de contentieux

Parallèlement, après une période de forte baisse, le nombre de consultations concernant le contentieux a redémarré depuis plusieurs semaines. Les appels de locataires consécutifs à la réception d’un commandement de payer ou à un stade judiciaire ultérieur avaient atteint des niveaux très bas pendant le confinement. Mais depuis le 13 juillet, les demandes ont repris de plus belle. Pour mémoire, la trêve hivernale, exceptionnellement prolongée en raison de l’épidémie de coronavirus, a pris fin le 10 juillet. 

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Néanmoins, si elles ont explosé de 32% entre le 13 et le 31 juillet, le nombre de consultations de locataires à propos d’un contentieux reste inférieur à ce qu’il était en 2019. Du côté des bailleurs, la situation est tout autre. Ils ont été deux fois plus nombreux à contacter l’Adil par rapport à la même période l’an dernier.

Mais pour l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), ce chiffre tiendrait avant tout un effet de rattrapage qui devrait, selon elle, s’atténuer au plus tard au début du mois de septembre.

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