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Immobilier : la France compte 4,8 millions de passoires thermiques, un chiffre revu à la baisse

17% des logements sont considérés comme très énergivores, soit catalogués F et G sur l’échelle du diagnostic de performance énergétique (DPE).

Logement rénovation anah immobilier

Il y a moins de logements énergivores en France : 4,8 millions sur 29 millions de résidences principales sont considérées comme des passoires thermiques, c’est-à-dire des logements mal isolés et mal équipés. Le Commissariat général au Développement durable a publié une étude qui revoit à la baisse ce chiffre : en effet, en 2013, l’estimation était de 6,7 millions. En tout, il y aurait donc 17% du parc de résidences principales avec des étiquettes F et G de diagnostic de performance énergétique (DPE), contre 31% estimé en 2013.

A l’avenir, les logements classés F et G ne pourront plus être loués sans travaux de rénovation : il s’agit des habitations où la consommation d’énergie dépasse les 330 kWh par mètre carré et par an. Les logements classés A et B consomment moins de 90 kWh par mètre carré et par an, soit environ 1,9 million de logements au 1er janvier 2018. Selon la loi relative à l’énergie et au climat, les logements G (plus de 500kWh/m2/an) seront considérés comme indécents à partir de 2023. Les étiquettes D et E du DPE seraient cependant les plus fréquentes, relève le service des statistiques du ministère de la Transition écologique.

Les appartements plus petits sont plus énergivores

Par ailleurs, les logements énergivores seraient plus fréquents parmi les maisons individuelles (18,4%) que parmi les habitats collectifs (14,7%). Les appartements les plus petits sont aussi les plus mal isolés et les plus mal équipés : 36% des logements de moins de 30 m2 ont une étiquette F ou G, contre 13% des plus de 100m2. Autre constat : le type d’énergie de chauffage joue un rôle majeur. « Dans le cadre du DPE actuel, mesuré en énergie primaire, les logements chauffés à l’électricité sont surreprésentés parmi les logements très énergivores », écrit le service. Enfin, le parc privé est plus énergivore que le parc social : 18,7% des logements y sont catalogués F et G, contre 7% dans le social, grâce notamment au chauffage collectif au gaz et aux rénovations.

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Cette étude a été publiée mercredi 2 septembre, la veille de la présentation du plan de relance du gouvernement. Une partie des 100 milliards d’euros est consacrée à la rénovation énergétique des logements. La prime de rénovation est étendue à l’ensemble des ménages l’an prochain, soit deux milliards d’euros de coûts évalués entre 2021 et 2022.