Malgré la crise, la hausse des prix de l’immobilier s’est poursuivie en Ile-de-France

Les prix ont poursuivi leur progression au deuxième trimestre dans la région francilienne. Les avants-contrats des notaires laissent cependant voir une décélération des prix à Paris.

Les prix sont restés orientés à la hausse en Ile-de-France. Crédit: iStock

Les notaires confirment la tendance. L’augmentation des prix en Ile-de-France s’est renforcée au deuxième trimestre, malgré la crise. Les appartements ont connu une hausse annuelle de 8% dans Paris, à 10 690 euros par mètre carré, de de 7,4% en petite couronne mais aussi de 5,3% en grande couronne. Et ce, alors que ce marché y est traditionnellement plus calme. Les maisons, qui depuis près de 5 ans connaissent des évolutions de prix plus modérées que les appartements, ont vu sur cette période leur prix augmenter de 5,4% en un an en petite couronne et de près de 5% en grande couronne.

Ralentissement à Paris

D’après les promesses de vente, majoritairement signées après le confinement de mai à juillet dernier, les notaires anticipent une poursuite globale, « voire une accentuation des tendances haussières d’ici octobre ». Et ce, avec des évolutions assez nouvelles par segment de marché et par secteur géographique, ajoutent-ils. Dans la capitale, la hausse annuelle des prix ralentit un peu, mais ne sont pas en baisse, comme l’a indiqué SeLoger. La décélération se chiffrerait par une progression annuelle de 6,6%, ce qui fixerait le prix au m² à 10 860 euros. Mais dans la région, l’augmentation des prix s’accentuerait pour les appartements comme les maisons en petite couronne et pourrait avoisiner 9%. Enfin, la grande couronne connaitrait désormais des hausses proches voire supérieures à de celles de la Capitale (6,1% pour les appartements et surtout 7,6% pour les maisons). 

Concrétisation des nouvelles envies du fait du confinement ?

« Ces mouvements, s’ils devaient être confirmés les prochains mois, pourraient avoir en partie pour origine des modifications de la demande, liées à la crise sanitaire, au développement du télétravail et à de nouvelles attentes vis-à-vis du logement (désir de verdure et d’espace) avec, de ce fait, une revalorisation de l’habitat individuel et de la petite et la grande couronne », analysent les notaires.

Pour autant, les notaires en conviennent : « le marché immobilier a subi un choc exogène de très grande ampleur avec la crise sanitaire et le confinement », lequel a empêché les visites et les démarrages de projets d’acquisitions. De quoi contraindre « très fortement » la concrétisation des projets déjà en cours et la finalisation des ventes. 

A LIRE >>> Les achats dans les stations balnéaires se multiplient

Des ventes en baisse à Paris

Il n’en reste pas moins que l’activité a assez rapidement redémarré après le confinement. Dans le détail, le mois d’avril 2020, où le confinement est total, a vu son activité s’effondrer avec des volumes de ventes de logements anciens qui reculent de plus de 70%. Puis la reprise a été assez forte, avec des volumes de ventes signés en mai 2020 qui sont pratiquement aussi élevés qu’un an auparavant. L’activité est ensuite un peu moins soutenue en juin (-13% par rapport à l’année précédente) mais elle reste forte. 

Au final les volumes de ventes de logements anciens sont de 28% inférieurs au deuxième trimestre 2019, et 18% par rapport à la moyenne des deuxièmes trimestres de ces 10 dernières années. A Paris, où l’on manque structurellement de produits et où l’on observe depuis plusieurs années une baisse tendancielle de l’activité, la baisse s’est chiffrée à 32% par rapport au second trimestre 2019, supérieure au reste de la région.

Réactions et commentaires

Sur la même thématique