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Immobilier de prestige : un marché dynamique malgré la crise

« Hyper robuste », le marché de l’immobilier de prestige résiste à la crise et à l’incertitude qu’elle suscite, selon Sotheby’s.

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Crédit : Marriott.

Le bilan des huit premiers mois de l’année est « extrêmement positif ». Selon Sotheby’s, l’année 2020 sera aussi belle que 2019 malgré un contexte difficile. Dans un communiqué publié jeudi 10 septembre, le réseau d’agences immobilières spécialisé dans les biens de prestige est parvenu à vendre 435 millions d’euros de biens pendant le premier semestre. 

Répartis sur tout le territoire, le prix moyen de ses biens avoisinait 1,55 million d’euros. Alexander Kraft, le président – directeur général de Sotheby’s International Realty France – Monaco explique ce dynamisme de l’immobilier de prestige par le fait que les Français souhaitent « surclasser » leur résidence principale en achetant des biens soit avec des espaces extérieurs, soit plus grands. Ils cherchent également des habitations situées dans des endroits plus calmes ou plus verts.

Plus de résidences secondaires

Ils sont également plus nombreux à acheter une résidence secondaire. Selon lui, un autre phénomène explique les bons résultats enregistrés : le départ des villes pour leur périphérie, afin de profiter d’une meilleure qualité de vie tout. « En même temps, pour tous ces acheteurs et d’autres aussi, ces achats immobiliers représentent des investissements alternatifs qui sont considérés comme des valeurs sûres, particulièrement en temps de crise », ajoute Alexander Kraft.

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Crise sanitaire oblige, l’état « hyper robuste » tient aux acquisitions réalisées par des Français. « Les acheteurs étrangers ont quasiment disparu du marché », confirme le P-DG, qui assiste, depuis le déconfinement, à un véritable boom d’activité. Si Sotheby’s n’enregistre pas, pour le moment de baisse de prix, ses agents commencent à observer des négociations de l’ordre de 5%. Plus rarement 10%. Elles concernent des biens avec défauts ou sont engagées avec des vendeurs désireux de conclure leurs transactions avant une éventuelle deuxième vague de coronavirus ou un nouveau confinement. 

La confiance est de mise

Si le succès de l’immobilier de prestige parisien ne se dément pas, les ventes ont concerné toute la France, des quartiers prisés des grandes villes au littoral, en passant par les bords de lacs, les stations montagnardes… « Que ce soit pour des résidences principales ou des résidences secondaires classiques », précise Alexander Kraft. De quoi faire dire au dirigeant que la confiance est de mise, malgré la raréfaction des clients étrangers.