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Le maintien du durcissement des conditions des prêts immobiliers fait débat

Le courtier en crédit Cafpi monte au créneau contre le maintien de cap du HCSF sur les prêts immobiliers.

IFI Impôts immobilier

Le courtier en crédit Cafpi réagit au maintien, par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), de sa position stricte sur le crédit immobilier. A savoir une limitation du taux d’endettement à 33% des revenus, et des longues durées de prêts, au-delà de 25 ans.

Une mesure qui vaut pour l’accession à la propriété, l’investissement locatif, mais aussi pour les travaux, qui est « un axe privilégié du gouvernement pour réaliser la transition énergétique et environnementale », remarque Cafpi qui une fois encore monte au créneau contre ce tour de vis.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui présidait la séance du HCSF, envoie là « un signal décourageant aux particuliers qui veulent croire en l’avenir en se construisant un toit », pour le courtier.

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« En définitive, c’est moins de construction, moins de logements »

« Déjà au premier semestre, nous avions pointé ces éléments comme principaux responsables de la contraction du volume d’octroi de prêts. Il nous avait été répété que la crise sanitaire était la seule responsable », explique Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Fin septembre, la Banque de France publiera ses statistiques trimestrielles courant sur la période post confinement, une tendance qui devrait toujours être baissière, anticipe le dirigeant.

Selon lui « l’équation est pourtant simple : sans crédits, la consommation s’arrête, en particulier pour les travaux lourds. En définitive, c’est moins de construction, moins de logements, moins d’emplois dans l’artisanat et moins de recettes », conclut Philippe Taboret.