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Le spectre de la bulle immobilière plane sur Paris

Un classement place la capitale française parmi les villes du monde à risque de bulle immobilière, aux côtés d’Amsterdam et juste derrière Munich et Francfort.

Immobilier
©iStockPhoto

Les prix des biens immobiliers résidentiels ont été analysés dans 25 grandes villes du monde par UBS et Paris fait partie de celles où ils ont le plus augmenté ces quatre derniers trimestres. En effet, la capitale française se trouve aux côtés d’Amsterdam :  elle glisse « en zone à risque de bulle » aux côtés de Munich et Francfort, selon l’UBS Global Real Estate Bubble 2020. « Les scores de toutes les villes de la zone euro analysées dans l’indice ont augmenté », précise encore la banque, « avec des valorisations déjà record à l’échelle mondiale ». Les deux villes allemandes enregistrent les plus fortes hausses puisque les prix de l’immobilier y ont plus que doublé ces dix dernières années.

Paris derrière Hong Kong et devant Amsterdam

Paris passe à la 5e place du classement, derrière Munich et Francfort, les deux premières villes, suivies de Toronto et Hong Kong. Amsterdam est 6e, Zurich est à la 7e place, la ville suisse se retrouvant pour la première fois parmi les villes à risque de bulle. « Malgré la récession mondiale actuelle, la croissance moyenne des prix de l’immobilier corrigée de l’inflation s’est accélérée au cours des quatre derniers trimestres », écrivent les auteurs de l’étude, qui jugent la tendance « intenable ». « La pandémie amplifie certains impacts négatifs à long terme sur les logements urbains », analysent-ils.

Londres reste en territoire surévalué

Les prix ont flambé et augmenté de plus de 5% ces quatre derniers trimestres à Munich, Francfort et Varsovie. La croissance est restée comprise entre 1 et 5% dans les villes asiatiques et américaines, sauf à Sydney. En revanche, les prix ont baissé à Madrid, San Francisco, Dubaï et Hong Kong. Un focus particulier est fait sur la capitale britannique, où l’inflation des prix de l’immobilier se fait moindre. « Londres présente la deuxième plus faible augmentation des prix depuis 2016 ». Elle reste toutefois « en territoire surévalué », même si plusieurs facteurs exercent une pression accrue sur les prix des logements, c’est-à-dire « les prix rédhibitoires, l’incertitude politique et le cadre fiscal et règlementaire plus strict ».

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Aux côtés de Londres concernant une surévaluation des prix de l’immobilier, le classement place Vancouver, San Francisco, Los Angeles et New York, « dans une moindre mesure » pour cette dernière. Quatre villes restent à leur juste valeur : Boston, Singapour, Dubaï et Varsovie, qui rejoint le classement pour la première fois. Concernant les villes sous-évaluées, Chicago se situe à l’extrémité.