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Immobilier : la demande en forte baisse à Paris

Six métropoles principales de l’Hexagone connaissent une légère baisse des prix du mètre carré. La capitale aussi est concernée par une chute de la demande immobilière selon Meilleurs agents.

Vue aérienne Nantes prix immobilier agences

Qui dit rentrée, dit ralentissement sur le marché de l’immobilier. Mais si le mois de septembre est « traditionnellement plus calme sur le plan des transactions », la crise sanitaire n’arrange pas les choses, selon Meilleurs Agents. Dans sa dernière étude, la plateforme de l’immobilier constate que six grandes métropoles françaises enregistrent une légère baisse des prix du mètre carré ce dernier mois : Montpellier et Bordeaux, avec -0,6%, Nice, -0,5%, Lille, -0,4%, Toulouse, -0,3% et enfin Lyon, -0,2%. Dans ces villes, le prix du mètre carré varie de 3 046 euros (Montpellier) à 4 983 euros (Lyon). Au niveau national, les prix enregistrent une légère hausse de 0,2%. Trois villes bénéficient de « la bonne santé de l’emploi avant la crise » et d’une « démographie au beau fixe » : il s’agit de Nantes, Strasbourg et Rennes, qui affichent une hausse des prix de 0,5%. Marseille enregistre aussi une augmentation, +0,3%.

Paris connaît aussi une légère baisse de 0,5% : le prix plafonne à 10 540 euros, alors que les précédentes prévisions estimaient que « la capitale dépasserait le seuil des 11 000 euros le mètre carré au plus tard à la fin de l’année », écrit Meilleurs agents. De plus, Paris fait face à une chute inédite de la demande : l’indicateur de Tension immobilière (ITI) de la plateforme indique qu’il n’y a plus que 6% d’acheteurs de plus que les vendeurs dans la capitale. La demande baisse d’ailleurs partout en France et « la fièvre acheteuse du printemps et de l’été apparaît bel et bien terminée », analysent les auteurs de l’étude.

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Lille fait exception

En effet, Rennes ne compte plus que 3% d’acheteurs de plus que de vendeurs, contre 27% en février dernier. Idem à Toulouse où il y a 12% d’acheteurs de plus que de vendeurs (23% en février dernier). Lyon aussi connaît une chute de la tension immobilière avec 5% d’acheteurs de plus : le pouvoir d’achat immobilier y est parmi les plus bas de France, après Paris. Toutefois, Lille fait exception à la règle avec 12 acheteurs pour dix vendeurs. « La capitale des Flandres est l’une des dix plus grandes villes de France où, à mensualités égales, on perd le moins de mètres carrés en basculant de la location à l’achat (2 mètres carrés) », estime Meilleurs agents.