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A la peine pour rembourser votre emprunt ? Des solutions existent !

Après une baisse de revenus ou d'activité dans le sillage de la crise sanitaire, les mensualités sont devenues trop lourdes pour beaucoup d'emprunteurs. Mais il est toujours possible d'aménager le remboursement de son crédit. Le point avec Vousfinancer.

Près d’un emprunteur sur trois a du mal à rembourser son crédit immobilier. Or des pistes existent pour diminuer la pression financière, comme le rappelle le courtier en crédit Vousfinancer. Que les difficultés résident dans la perte de revenus liée au chômage partiel ou dans une baisse de l’activité, il est toujours possible d’aménager le remboursement de son crédit. Dans cette époque difficile, c’est un levier qu’il ne faut pas hésiter à utiliser !

Reporter ou suspendre l’échéance

« Le report d’échéance consiste à demander à la banque la suspension du remboursement de ses mensualités pendant un ou plusieurs mois », rappelle le courtier. Certains établissements bancaires offrent cette possibilité sous conditions, mentionnées dans les offres de prêt. En général, le report peut être demandé au bout de 24 mois de remboursement. « Il faut en faire la demande directement auprès de sa banque en indiquant la durée souhaitée du report », précise Vousfinancer. Si la démarche est le plus souvent gratuite, elle engendre néanmoins un coût. En effet, le report génère des intérêts supplémentaires et allonge la durée du prêt. Par ailleurs, l’assurance de prêt ne peut faire l’objet d’un report et doit donc être versée.

Attention, toutes les banques ne le permettent pas officiellement. Mais en pratique, la crise du Covid-19 a changé les mentalités. « Durant le confinement, certaines banques qui ont même assoupli les conditions de report pour accompagner au mieux leurs clients en l’autorisant dès 12 mois d’ancienneté du crédit par exemple », explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

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Moduler son d’échéance

Autre alternative : la modulation des échéances. La plupart des banques proposent cette option, qui permet de diminuer ses mensualités de 10 à 30 %, selon Vousfinancer. Et ce, dans la limite d’un allongement de la durée du prêt de deux ans maximum. Cette solution peut être mise en place au bout de 12 à 24 mois de remboursement. Elle est « moins coûteuse pour l’emprunteur que la suspension car une grande partie de la mensualité est toujours versée donc les sommes reportées sont plus faibles ». Attention : si la plupart des crédits sont modulables, les prêts sur deux lignes ou bénéficiant d’un lissage ne le sont pas.

« La modulation est une option avantageuse et facile à mettre en place. Il suffit d’en faire la demande à sa banque, qui, si vous avez jusque là honorer tous vos remboursements, n’a pas de raisons de vous le refuser, explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer. Pouvoir verser chaque mois quelques centaines d’euros de moins peut être un vrai coup de pouce pour traverser la période actuelle, avec un cout limité, reporté en outre en fin de prêt ».

Exemple avec un prêt de 200 000 euros à 1,5 % sur 20 ans souscrit il y a deux ans. Faire baisser sa mensualité de 965 euros de 30 % (qui passe alors à 675,5 euros par mois) pendant 6 mois, rallonge la durée totale du prêt de 3 mois. Le surcoût est de 525 euros seulement.

Regrouper ses crédits

L’opération permet de regrouper ses emprunts : prêt immobilier, consommation, auto, revolving, etc. Résultat : une seule mensualité, plus faible, sur une durée plus longue. Avec à la clé une baisse du taux d’endettement, selon le courtier. « Contrairement aux idées reçues, les taux pour ce type d’opération ne sont pas si élevés et ont beaucoup baissé », selon Sandrine Allonier. En effet, un propriétaire avec un très bon profil peut obtenir des taux entre 1,85 % et 2 % sur 25 ans, alors que les crédits conso rachetés peuvent avoir été souscrits à 5 %, conclut le courtier.