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Location meublée : les loyers en baisse selon Lodgis

En l’absence des touristes, de nombreux logements meublés d’Ile-de-France reviennent sur le marché de l’immobilier locatif. Une hausse de l’offre qui se traduit par une baisse des loyers.

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Crédit: iStock.

La location de meublés en Ile-de-France a pris le pas, après la crise sanitaire. Selon le baromètre du 3e trimestre 2020 de Lodgis, si le secteur immobilier est fortement impacté par la crise sanitaire, il semble que tous les indicateurs illustrent une croissance de la location meublée traditionnelle.

« Nous notons l’arrivée de meublés touristiques sur le marché de la location meublée : 20 des nouveaux propriétaires qui nous contactent, louaient jusqu’à présent leur bien sur des plateformes de type Airbnb. Les propriétaires de ces biens, inquiets de voir leurs réservations annulées et leur rentabilité locative détériorée, se tournent, de manière temporaire ou définitive, vers la location meublée traditionnelle », explique Alexis Alban, directeur général adjoint de Lodgis.

Baisse provisoire ?

Cette augmentation de l’offre s’accompagne d’une baisse des loyers, selon le site. Avec un loyer mensuel moyen de 36,60 euros, le baromètre met en lumière un nouveau recul des loyers au troisième trimestre 2020. Celui-ci a atteint -2,2% par rapport au troisième trimestre 2019 et était de -5% au deuxième trimestre 2020. Selon Alexis Alban, « le marché est en train de se réguler : l’offre et la demande se rééquilibrent. Cela devrait mener à un retour à la normale dès que les locataires étrangers pourront revenir en France ».

Le troisième trimestre, marqué par la rentrée universitaire, voit chaque année arriver de nombreux étudiants sur le marché. Leur proportion est cette année semblable à celle enregistrée lors du troisième trimestre 2019 avec 51% d’étudiants (52% en 2019).

Plus de locataires Français

La vraie évolution tient à la nationalité des locataires. Logiquement, la part des Français est en augmentation. En un an, elle est passée de 31% à 50%. Toutes les autres origines géographiques de locataires sont en baisse : – 6 points pour les locataires européens qui représentent tout de même encore 28% des locataires de meublés le trimestre dernier, -5 points pour les locataires d’Amérique du Nord, -3 points pour ceux d’Amérique du Sud…

L’étude note également une croissance des baux de résidence principale et une augmentation de la durée de séjour. Les baux de résidence principale (RP) ont ainsi augmenté de 9 points et représentent désormais 36% des baux signés (contre 27% au 3e trimestre 2019).