Se connecter S’abonner

Hauts-de-Seine : ces territoires qui s’agitent avec le Grand Paris

Malgré le retard pris par l’arrivée de la ligne 15, de nombreuses communes des Hauts-de-Seine voient la physionomie de leur territoire se modifier, les investisseurs venir en nombre… et les prix de l’immobilier grimper !

Elle paraît de plus en plus concrète, cette ligne 15 ouest. Le tronçon qui reliera Pont de Sèvres à Saint-Denis Pleyel en 25 minutes, à l’horizon 2030, se met en place. Et dans certaines communes concernées déjà bien desservies par les transports en commun, le marché immobilier bouillonne. 

Asnières-sur-Seine : l’investissement patrimonial

Asnières-sur-Seine, par exemple, enregistre l’une des plus fortes hausses de prix dans les Hauts-de-Seine ces dernières années : « En 3 ans, dans le centre-ville, nous sommes passés de 6 000 €/m² à 9 000 €/m² », constate Pierre Girault, directeur de l’agence Nestenn à Asnières. « Les loyers augmentent dans la même proportion », ajoute Frédéric Fournel, directeur d’une agence Orpi dans cette même commune. Selon lui, « près de la mairie, nous sommes à 22 €/m²/mois ce qui assure un rendement de 4 % minimum ». L’arrivée de la ligne 15 devrait contribuer à valoriser l’immobilier dans la ville aussi bien dans l’ancien que dans le neuf. Le quartier de Seine, qui accueillera la future gare, se construit petit à petit et devrait livrer d’ici 2030 près de 136 000 m² de bureaux, 127 000 m² de logements : « Malgré des prix dans le neuf à 6 800 €/m², les investisseurs sont au rendez-vous. Ils savent qu’une fois le métro sorti de terre, ils feront une plus-value s’ils souhaitent revendre », constate Nadia Kateb, directrice commerciale chez Eiffage Immobilier.

Nanterre : des rendements au plus haut

A Nanterre aussi, le Grand Paris fait parler de lui. « C’est près d’un acheteur sur cinq qui investit chez nous dans le but de profiter de la ligne 15 », s’étonne Ahlem Zebli-Anane, directrice de l’agence ERA du Plateau Nanterre. Contrairement à Puteaux ou Suresnes, d’autres références altoséquanaises, les prix dans la ville sont encore très abordables selon les quartiers, « malgré une hausse générale de 8 % en deux ans », précise-t-elle. Ainsi, le mètre carré moyen du côté de la Défense avoisine les 6 600 €. Quant aux habitations près du Mont Valérien, elles se négocient autour des 5 500 €, le tout pour un niveau de loyer très intéressant pour les investisseurs. « Vous pouvez louer un 29 m² pour 780 € par mois », indique Nadia Yennek, directrice de l’agence Guy Hoquet de Nanterre. Dépasser la barre symbolique des 5 % de rendement est ainsi à la portée du plus grand nombre.

Veuillez sélectionner un ou plusieurs éléments dans la liste sur le côté.

Gennevilliers : le lifting des Agnettes

Gennevilliers connait une destinée similaire à celle de Nanterre. Les prix y ont longtemps stagné, mais désormais, le mètre carré moyen flambe. Selon les Notaires du Grand Paris, en un an, le mètre carré moyen est passé à 4 190 €, soit une hausse de 7,4 % en douze mois. Dans le futur quartier de la gare, celui des Agnettes, on dépasse les 5 000 € du mètre carré et la valorisation du territoire ne devrait pas décroître. La ville amorce un vaste chantier de rénovation de l’avenue de la Libération, reliant le centre-ville à la future gare du Grand Paris. Coût total des travaux : 1,2 million d’euros. Quant aux entreprises, elles poursuivent leur prospection dans le secteur, avec l’arrivée prochaine du futur siège social de la société Up (ex-Chèque Déjeuner) dès 2023, au pied de la future ligne 15. De quoi rassurer les investisseurs sur le potentiel de ce nouveau quartier.