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Immobilier : les prix ont augmenté dans toute la France au deuxième trimestre

Indifférents à la courbe des volumes des ventes, les prix de l’immobilier ont augmenté sur tout le territoire sur un an au deuxième trimestre, selon les notaires.

Les prix de l’immobilier n’ont pas connu la crise au deuxième trimestre dernier. Selon la note trimestrielle des notaires de France publiée mercredi 28 octobre, ils ont augmenté sur l’ensemble du territoire à cette date sur un an, qu’il s’agisse d’appartements ou de maison.

Pour les notaires, cette évolution n’est pas vraiment surprenante. « Les prix évoluent en effet avec retard aux variations de volumes et seule une forte et pérenne variation à la baisse du nombre de transactions impacterait les prix ». Pour avoir un impact sur les prix de l’immobilier, le confinement instauré entre le 17 mars et le 11 mai dernier aurait dû être plus long selon les notaires. Pour eux, « seules des conséquences économiques majeures et persistantes seraient susceptibles de le faire ».

Au niveau national, le prix des logements anciens a progressé de 1,6% au cours du deuxième trimestre et de 5,8% en un an. Ces hausses sont de 1,8% et 7% pour les appartements et de 1,4% et 4,9% pour les maisons détaillent la note.

Trois villes seulement où le prix médian baisse

A Amiens, par exemple, le prix médian du mètre carré pour un appartement ancien a atteint 2 200 euros, soit une hausse de 18,6% entre le deuxième trimestre de 2019 et 2020. A Strasbourg, Marseille, Montpellier et Toulouse, ces augmentations sont plus modérées. Elles sont respectivement de 8,5%, 10%, 8,9% et 10,8% pour des prix médians au mètre carré de 2 900 euros, 2 550 euros, 2 860 euros, 3 040 euros. Les prix des appartements anciens ne sont en baisse que dans trois villes métropolitaines et en Guadeloupe. Il s’agit de Bourges, Limoges et Bordeaux.

Côté maison, le prix médian de vente a bondi de 15,4% à Chartres pour grimper à 2 100 euros. La proximité avec Paris n’est sans doute pas étrangère à cette progression. Châteauroux n’est pas en reste. Le prix médian d’une maison est de 124 500 euros. Mais la progression la plus importante est enregistrée à Dijon : + 17,5% pour un prix médian de 249 100 euros.

La situation préoccupante de l’immobilier de bureau

Selon les notaires, le secteur de l’habitation devrait rester préservé du fait d’un marché d’utilisateurs. Pour prendre l’exemple de Paris, si le nombre de demandes pour une offre a certes baissé, passant de dix acquéreurs pour un vendeur à cinq pour un, il demeure un marché de pénurie. La psychologie des vendeurs a évolué, ces derniers ayant moins de prétentions et se montrant moins exigeants. L’immobilier reste plus que jamais une valeur refuge.