Se connecter S’abonner

Immobilier : ce qu’il reste possible de faire (ou pas) pendant le reconfinement

Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, a précisé la politique du gouvernement en matière de visites immobilières, de chantiers de construction ou de permis de construire.

Interrogée ce matin sur Radio-Immo, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a précisé la politique du gouvernement concernant l’immobilier, alors qu’un deuxième confinement est en vigueur depuis hier et au moins jusqu’au 1er décembre prochain. « Les agences immobilières vont être fermées, ce qui n’empêche pas les professionnels de continuer à travailler », a-t-elle déclaré.

Les agents immobiliers auront la possibilité de se déplacer voir leurs clients. Si le télétravail doit être privilégié, « les déplacements professionnels restent autorisés », selon la ministre. Il sera donc permis, lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement, de se rendre chez les particuliers par exemple, pour signer un mandat, faire des photos ou vidéos du bien pour le mettre en vente ou en location.

Pas de coup d’arrêt dans l’artisanat du bâtiment et la promotion

Concernant le BTP et les travaux, pas de coup d’arrêt : pour le logement neuf comme pour les travaux dans l’ancien. « Les artisans vont continuer à se déplacer, a précisé Emmanuelle Wargon. Les permis de construire vont continuer à être instruits », dans des délais inchangés. L’activité de production et de promotion pourra donc continuer. La dématérialisation des actes est « réactivée », les décrets d’autorisation de déplacements incluront les visites chez les notaires. Les états des lieux d’entrée et de sortie pourront aussi continuer.

Les visites s’arrêtent

« En revanche, ce qui s’arrête, ce sont les visites », a prévenu la ministre. Si les visites virtuelles de biens sont incitées, il ne sera plus possible de se rendre physiquement dans les appartements ou maisons en location ou en vente. Emmanuelle Wargon a par ailleurs précisé que, dans le cas particulier d’un congé donné au bailleur par le locataire sans que celui-ci n’ait pu retrouver un nouveau logement dans la foulée, une convention d’occupation temporaire avec l’accord du propriétaire sera possible. En fonction de l’évolution de la crise sanitaire, « on pourra éventuellement regarder les cas particuliers », a-t-elle évoqué prudemment. « On maintient autant que possible l’activité, avec comme limite les contacts que chacun a dans sa vie quotidienne. », a conclu la ministre du Logement.