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Clermont-Ferrand, une ville pleine de ressources et abordable

Focus sur le marché immobilier clermontois, où les studios et petits appartements sont de belles opportunités d’investissement. Mais le haut-de-gamme n’est pas en reste dans certains quartiers, où les maisons de plus de 1 million d’euros sont très convoitées.

immobilier
habitants. ©iStockPhoto

Nichée dans un ancien cirque volcanique, à la lisière de l’imposante chaîne des Puys, et régulièrement classée parmi les villes les plus agréables à vivre de France, la capitale auvergnate exerce depuis toujours un fort
magnétisme sur les territoires environnants. Les raisons sont nombreuses. Au cadre naturel exceptionnel de la ville s’ajoutent des atouts fondamentaux, comme sa puissance industrielle – Clermont-Ferrand est le berceau de Limagrain et de Michelin, principaux pourvoyeurs d’emplois de la métropole – ou l’importance de sa population étudiante, drainée par son vaste pôle universitaire (35000 étudiants). Sans oublier la densité de ses infrastructures de transport, dont une ligne de tramway, et de ses équipements culturels. « Capitale régionale tournée vers l’Europe, au carrefour des axes nord-sud et est-ouest, Clermont-Ferrand jouit d’une belle
vitalité
, complète William Trapeau, directeur du réseau d’agences MyClermont.fr. Ce dynamisme rejaillit positivementsur un marché immobilier qui épouse globalement les tendances nationales tout en les amortissant. »

Des prix abordables

Caractéristique essentielle de la commune, les prix y sont doux. A 1896 euros le mètre carré pour les appartements et 2129 euros pour les maisons, selon Meilleurs Agents, ils évoluent sous la moyenne nationale. De quoi
offrir un pouvoir d’achat immobilier appréciable aux Clermontois, primo-accédants compris. Comme la plupart de ses confrères, William Trapeau a constaté un net rattrapage du nombre de transactions depuis le
déconfinement. « L’été a été extraordinaire, avec des ventes quasiment doublées par rapport à l’an dernier », indique-t-il. La demande émane surtout des Clermontois et des Auvergnats, mais il n’est pas rare de croiser dans les agences de la ville des Lyonnais lorgnant sur la rentabilité des logements de la métropole des Arvernes, largement supérieure à celle de la capitale des Gaules.

« A Clermont-Ferrand, les investisseurs sont assez nombreux. En misant sur de petites surfaces ou sur la colocation pour des étudiants ou de jeunes actifs, ils peuvent espérer une rentabilité de 5% ou plus », décrypte Loïc Talbotier, dirigeant de l’agence homonyme. Critère important pour ces acquéreurs : les transports pour rejoindre rapidement les universités, le centre et les zones d’emploi. « A l’est du centre ancien, les quartiers de la gare et de République, qui ont été réhabilités,sont des pistes intéressantes, tout comme ceux desservis par la ligne de tramway », explique Loïc Talbotier. Trouver un locataire est un jeu d’enfant. « La demande est telle que, depuis le début du mois d’août, nous n’avons plus rien de disponible pour les étudiants », mentionne ce professionnel.

50 000 euros pour un studio, 100 à 150 000 euros pour une petite maison

Côté budget, il faut compter entre 80 000 et 100 000 euros pour un deux-pièces et environ 50 000 euros pour les studios. Pour ce qui est des primo-accédants, ils ciblent en majorité des appartements de trois pièces, voire des petites maisons, pour des enveloppes qui s’échelonnent entre 100 000 et 150 000 euros. Les quartiers qu’ils privilégient : Vallières et Les Salins pour leur emplacement central, ou La Glacière pour ses commerces et son cadre.
Loïc Talbotier a conclu récemment une transaction pour une maison de 50 mètres carrés avec un petit jardin, proche de la place des Bughes (centre-nord), au prix de 135 000 euros. Quid du centre ancien et de la place
de Jaude ? « Ils ont toujours la cote auprès d’une clientèle bourgeoise en quête d’une vie animée où tout se fait à pied, ou encore de seniors qui vendent leur maison pour se rapprocher des commerces et services », précise William Trapeau.

Mais l’hypercentre se mérite puisque c’est dans ce secteur que les prix sont les plus élevés, pouvant atteindre plus de 2 500 euros le mètre carré. Place de Jaude, MyClermont.fr a récemment vendu à un couple de médecins un bel appartement de 162 mètres carrés entièrement à rénover, pour 418000 euros. Les grandes surfaces cossues se trouvent aussi à quelques centaines de mètres du centre-ville, à l’instar de cet appartement de 101 mètres carrés avec grande terrasse situé dans un hôtel particulier de l’avenue Raymond-Bergougnan, (au nord-ouest du centre) négocié à 299000 euros.

Frémissement sur le haut-de-gamme

Phénomène récent, le marché haut de gamme a le vent en poupe. « Les grandes maisons, y compris celles à plus de 1 million d’euros, sont très convoitées. Elles sont à l’ouest de la ville, notamment dans les quartiers Les Ormeaux ou La Glacière, ou dans les communes avoisinantes de Durtol,
Royat ou Chamalières
», souligne Loïc Talbotier. Pour ces maisons familiales, le gros du marché se situe malgré tout autour de 500 000 à 600 000 euros. Dans le milieu de cette fourchette, une maison de 180 mètres carrés avec piscine, sur les coteaux de Clermont-Ferrand, quartier La Glacière, nécessitant de gros travaux, a trouvé preneur à 565 000 euros dans le réseau de MyClermont.fr. ●