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Crédit immobilier : les refus de prêts augmentent

Vousfinancer note une hausse de 15 % des refus de prêt sur la période septembre-octobre, contre 11,5 % en moyenne en 2020. Une augmentation, mais pas à proprement parler une envolée selon le courtier en crédit.

Les refus de prêts ne faiblissent pas, au contraire. Le courtier en crédit Vousfinancer note une hausse de 15 % sur la période septembre-octobre, chez ses partenaires, contre 11,5 % en moyenne en 2020. Pour autant, pas de panique. « Nous recevons les particuliers qui ont un projet immobilier le plus en amont possible afin de les conseiller sur le montage optimal, l’apport nécessaire et calculer au mieux leur capacité d’emprunt avec un endettement inférieur à 33 % », explique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer. Selon la responsable, « certains sont parfois obligés de faire appel à l’aide familiale lorsque c’est possible, de rembourser un crédit à la consommation en cours ou de différer leur achat de quelques mois, le temps de ne plus être au chômage partiel par exemple ».

Ralentissement à la fin de l’année

Reste que le nombre de prêts octroyés tend à se restreindre. Alors que selon la Banque de France, la production mensuelle de crédits à l’habitat a augmenté en septembre, atteignant 22 milliards d’euros après 19,8 milliards en août, « il faut s’attendre à un ralentissement d’ici à la fin de l’année, lié au reconfinement et à la dégradation de la situation économique de certaines catégories d’emprunteurs » selon le courtier.

La production pourrait ainsi chuter de 10%. La fin 2020, « avec un marché immobilier immobilisé par l’interdiction de visiter des biens, devrait être à nouveau impactée » par ce nouveau confinement, analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer. La possibilité de permettre aux particuliers de visiter les biens est d’ailleurs une demande portée par les grands réseaux de professionnels de l’immobilier. Mais ce n’est pas tout. Le courtier dit enfin toujours espérer un assouplissement des recommandations du Haut conseil de stabilité financière (HCSF), « et notamment la marge de flexibilité laissée aux banques, pour favoriser le redémarrage du marché immobilier sur l’année 2021 ».