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Reconfinement : l’appel de groupes immobiliers pour la reprise des visites de logements retoqué

En interpellant directement Emmanuel Macron, par le biais d’une lettre ouverte, les principaux réseaux immobiliers espèrent être autorisés à reprendre les visites des biens immobiliers. Une demande retoquée par Emmanuelle Wargon.

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Crédit: iStock.

Les visites de biens immobiliers sont de nouveau interdites et elles le resteront pour le moment. Depuis le vendredi 30 octobre, date de l’entrée en vigueur du deuxième confinement, les professionnels de l’immobilier peuvent uniquement en proposer des virtuelles. Invoquant le « droit au logement », dix groupes immobiliers (L’Adresse, Century 21, Citya, Era, Foncia, Guy Hoquet, Laforêt, Nestenn, Nexity et Orpi) réclament la levée de cette interdiction. Pour se faire entendre, ils ont adressé, la semaine dernière, une lettre ouverte à Emmanuel Macron, à son Premier ministre, Jean Castex, ainsi qu’à la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon. Consciente des difficultés rencontrées par la profession, cette dernière a cependant expliqué qu’il était « trop tôt » pour envisager tout changement. « Il faut tenir bon », les a-t-elle encouragé, sur BFM Business, mardi 10 novembre dans la soirée. 

Pas sûr que les professionnels de l’immobilier se contentent de si peu. En effet, le reconfinement « bloque l’intégralité des ventes et des locations » et peut mettre certains locataires en « détresse » ou en « grande fragilité », estiment les signataires avant d’ajouter qu’ « avoir un toit au-dessus de la tête est aussi vital que de se nourrir ».

« Grande incompréhension »

Dans leur missive, les professionnels de l’immobilier partagaient également leur « grande incompréhension ». En effet, depuis le début du confinement décidé pour freiner la propagation du coronavirus, « un particulier peut signer un mandat de vente, contracter un prêt immobilier auprès de sa banque, régulariser un acte chez son notaire, et même déménager. En revanche, il lui est interdit de visiter un bien ». C’était déjà le cas lors du premier, au printemps dernier.

Pour obtenir gain de cause, les signataires rappellaient qu’ils sont « prêts à renforcer encore les protocoles » sanitaires. « Limiter le nombre de visites et de visiteurs, nettoyer les lieux à chaque passage, obliger nos collaborateurs à télécharger l’application Tousanticovid pour tracer leurs visites… », liste le courrier.

Respect de la sécurité sanitaire

Dans leur démarche, les signataires étaient soutenus par les organisations représentant les acteurs de l’immobilier. Dans un communiqué du mardi 10 novembre la FNAIM, Plurience et l’UNIS rappellaient ainsi que leurs adhérents étaient prêts, que les protocoles sont en place pour que les visites se déroulent dans le plus strict respect de la sécurité sanitaire.