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Assurance emprunteur : les coûts ont bel et bien baissé selon le CCSF

Depuis la libéralisation du marché, il y a dix ans, les tarifs ont diminué de 10 à 40%, « tout en conservant une excellente couverture des garanties, voire en les renforçant » selon le Comité consultatif du secteur financier.

La concurrence est « en marche » dans l’assurance emprunteur. Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), qui a dressé un bilan sur ce marché progressivement libéralisé depuis la loi Lagarde de 2010, estime à rebours de ce que constatent régulièrement nombre de courtiers, que « l’objectif du législateur a été atteint ». Le CCSF constate en effet que « les consommateurs en sont, aujourd’hui, les principaux bénéficiaires, avec notamment des tarifs réduits et des garanties renforcées ». L’organisme observe en effet que la part des contrats alternatifs (internes distribués par les banques ou externes par l’intermédiaire de délégations d’assurance), « ne cesse de progresser ». Si elle reste minoritaire – à 25 % des contrats -, pour les publics de 30 à 45 ans, qui représentent le plus grand nombre de contrats de prêts souscrits, les contrats alternatifs montent jusqu’à 40 % des contrats selon les réseaux bancaires. En parallèle, la part des contrats groupe « diminue régulièrement ». Mais la nouvelle concurrence n’a cependant pas remis en cause la part de marché prépondérante des réseaux bancaires, qui ont « rapidement revu leur offre sur leurs contrats groupes bancaires, en pratiquant parfois un alignement sur le prix du contrat alternatif externe ou en développant leurs propres contrats alternatifs internes ».

Baisses de 10 à 40 %

Quid des tarifs ? Ces derniers ce sont bel et bien allégés, selon le CCSF, avec des baisses allant de 10 % à 40 %, et ce « tout en conservant une excellente couverture des garanties, voire en les renforçant ». Mais la situation apparaît contrastée : les contrats alternatifs peuvent facilement faire le grand écart, de moins de 70 € à plus de 1 000 € par an, tandis que les contrats groupes bancaires continuent dans leur grande majorité « à afficher des tarifs moyens assez concentrés, entre 200 € et 400 € ».

Par ailleurs, si les taux d’acceptation des demandes de délégation d’assurance sont aujourd’hui « très élevés, signe que les accords de Place mis en œuvre ces dernières années (équivalence de garanties…) ont porté leurs fruits », le marché de la substitution (« Hamon » et surtout « Bourquin ») font apparaître des taux de concrétisation « très variables ». Ainsi, ils sont élevés pour les plateformes spécialisées qui ont investi des sommes importantes dans l’industrialisation de cette activité, et « extrêmement faibles » pour les courtiers et acteurs décentralisés.

Indemnisation et exclusions de garantie, principaux motifs de réclamations


Les problématiques liées à l’indemnisation et aux exclusions appliquées, en relation avec les conditions particulières, ressortent comme les motifs principaux de réclamations auprès des médiateurs et associations de consommateurs. En effet, les dossiers relatifs à la gestion des sinistres et aux refus d’indemnisation représentent près de 60 % des réclamations. En particulier, le refus d’indemnisation total ou partiel, notamment au titre des risques Incapacité de travail et Invalidité est « particulièrement souligné dans les retours des médiateurs et associations de consommateurs, signe d’une mauvaise connaissance des conditions de couverture par le consommateur, ou de garanties insuffisamment couvrantes au sein des contrats étudiés », selon le CCSF.