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Immobilier neuf : Paris, les Hauts-de-Seine et les Yvelines sont les départements les plus chers

Les prix moyens des biens immobiliers neufs augmentent au troisième trimestre 2020 en raison de la raréfaction de l’offre pour les particuliers, selon une étude.

L’offre d’immobilier neuf pour les particuliers s’est effondrée au troisième trimestre 2020 en France. Grâce aux acteurs institutionnels, les promoteurs ont pu vendre les programmes en stock, avec comme conséquence la raréfaction de l’offre de biens immobiliers neufs et une forte augmentation des prix. C’est le principal enseignement du premier baromètre digital de l’immobilier neuf, publié le 16 novembre par Arkea Banque Entreprises et Institutionnels, avec le Groupe Izimmo, PriceHubble, l’Institut des Constructeurs et Promoteurs, Radio Immo et Leemo.

Ainsi, les départements de Paris, des Hauts-de-Seine et des Yvelines sont les plus chers au niveau national, avec un prix moyen du neuf respectivement de 12 994 euros le mètre carré, de 7 672 euros et de 6 186 euros. Ce sont les Pyrénées-Orientales qui enregistrent la hausse la plus importante entre le 3e trimestre 2019 et 2020, +19,6%, soit 4 037 euros le mètre carré. Ensuite, le Rhône connaît une augmentation de 18,8% avec 5 456 euros le mètre carré et l’Ain affiche une hausse de 18,1%, avec 5 130 euros le mètre carré. A contrario, le département du Pas-de-Calais arrive en bas de l’échelle avec une baisse de 8,1% des prix sur la même période (4 525 euros le mètre carré). Dans les zones détendues, les prix restent contenus, selon le baromètre digital de l’immobilier neuf. Ainsi, les prix s’affichent sous la barre des 3 000 euros le mètre carré dans la Sarthe (2 850 euros), dans la Drôme (2 844 euros) et en Ardèche (2 715 euros).

Le Grand Paris reste dynamique

L’étude note que la Seine-Saint-Denis dynamise la région Ile-de-France avec une hausse de 14,6% des prix moyens sur un an, toujours entre le 3e trimestre 2019 et le 3e trimestre 2020. Le prix moyen au mètre carré y atteint 5 235 euros. En revanche, les prix ont baissé dans le Val d’Oise, de 3,3% sur un an. Par ailleurs, le prix moyen des logements neufs commercialisés au 3e trimestre 2020 était de 883 946 euros à Paris contre 344 924 euros en Seine-Saint-Denis. « Malgré la crise sanitaire, le Grand Paris reste une valeur refuge pour les investisseurs, portée par une solide dynamique et l’intervention récente d’institutionnels. Il est à noter que le faible niveau des taux de crédit participe également à l’engouement pour l’acquisition immobilière », estime Pierre Lestang, directeur général de Leemo.

Du côté des métropoles, c’est à Lyon que les prix du neuf augmentent le plus sur un an, entre 2019 et 2020, avec +19,8%. Rennes arrive en seconde position avec une augmentation de prix de 14,9% et Aix-Marseille-Provence enregistre +10,3%. En revanche, les prix baissent dans deux métropoles auvergnates : à Saint-Etienne, -0,2%, et à Clermont-Auvergne, -1,2%. Concernant les prix moyens au mètre carré, ils sont le plus chers dans le Grand Paris (6 607 euros), suivi de Nice (5 885 euros) et de Lyon (5 722 euros).