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Immobilier neuf : malgré la pénurie de logements neufs, les prix augmentent modérément

Les prix de l’immobilier neuf se stabilisent en France, selon le troisième baromètre du Laboratoire de l’immobilier, qui confirme une net repli des volumes.

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Crédit : iStock.

Une hausse des prix tellement modérée qu’elle est assimilable à une stagnation. Au cours des six derniers mois, le marché de l’immobilier neuf a été marqué par un accroissement de la pénurie de biens à vendre dans les grandes villes. C’est en tout cas ce qu’il ressort du troisième baromètre du Laboratoire de l’Immobilier publié jeudi 26 novembre, qui établit à 4 821 euros/m² le prix moyen d’un appartement neuf. Soit une augmentation de 0,3% sur six mois contre 3,4% en novembre 2019 et mai 2020. Mais pour le moment, « il est trop tôt pour voir dans cette baisse l’éventuel effet du confinement sur le prix des grandes métropoles, car la plupart des programmes ont été initiés bien avant le printemps », note l’étude.

Pour Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l’Immobilier, « sans grande surprise, les prix du neuf continuent leur progression dans un contexte de forte pénurie initiée avant les élections municipales et accentuée avec le confinement. Les achats en bloc de logements par la CDC Habitat [filiale de la Caisse des dépôts] et par In’Li [filiale d’ActionLogement] contribuent également à assécher l’offre de logements neufs disponibles pour les particuliers, ce qui a pour effet de soutenir les prix. Une baisse des prix du neuf était peu probable et elle le reste pour les prochains mois », indique Franck Vignaud.

Lyon et Nice derrière Paris

Paris reste en tête du top 15 des grandes villes avec un prix moyen de 12 090 euros/m². Et cela malgré une régression de 2,6%. « Cette inflexion du prix moyen parisien coïncide avec la fin de la commercialisation de plusieurs opérations situées rive gauche, parmi les plus chères, et le lancement de nouveaux programmes dans des arrondissements plus abordables, ce qui a pour effet d’abaisser le prix moyen parisien », explique le document.

Lyon et Nice restent les deux autres villes les plus chères, avec des prix atteignant respectivement 5 998 et 5 702 euros/m². Quant à Bordeaux (4 843 euros/m²), elle cède sa quatrième place à Montpellier où le prix moyen est de 4 850 euros/m². A l’autre bout du classement, Reims (3 722 euros/m²) et enfin Le Havre (3 517 euros/m²) ferment la marche.

+0,6% en Ile-de-France

Du côté de l’Ile-de-France, le coût moyen dans les villes étudiées augmente de 0,6% en six mois, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Levallois-Perret reste la commune la plus chère après Paris (11 584 euros/m², soit +1,6%). Les acheteurs les plus modestes peuvent encore trouver un appartement à moins de 4 000 euros/m² en Seine-Saint-Denis. A Bondy, il faut compter 3 946 euros/m² et 3 949 euros/m² à Drancy. A Sarcelles, dans le Val-d’Oise, le prix moyen reste également attractif (3 809 euros/m²), « mais les possibilités s’amenuisent au fil des mois ».

La province, où le coût moyen du mètre carré est de 4 392 euros/m² pour un appartement, enregistre une progression de 0,7% en six mois. « Les prix du neuf ne se sont pas envolés en province (…) ils ont marqué une pause et ont évolué à un rythme comparable à celui des prix de l’Ile-de-France », commente Franck Vignaud.

Hausse des prix à Annecy

Annecy demeure la ville la plus chère – en dehors du Top 15 – avec une envolée de 3,8% du prix de l’immobilier neuf en six mois. Antibes et Lyon suivent, même si l’offre actuelle est un peu moins chère qu’au printemps, avec des baisses respectives de 0,3% et 2,4 %. Tourcoing (3 266 euros/m²), Limoges (3 302 euros/m²) et Perpignan (3 388 euros/m²) sont les villes les plus abordables. « La province n’est pas en train de rattraper l’Ile-de-France. Nous assistons juste à une brève accalmie de la hausse des prix en région parisienne », note Franck Vignaud.