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Prêt immobilier : les banques refusent près d’un dossier sur cinq

Selon la directrice de la communication de Vousfinancer, les banques refusent 17% des demandes de crédit immobilier au quatrième trimestre 2020.

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Les courtiers et les potentiels acquéreurs le savent bien : les banques sont de plus en plus difficiles dans l’accord de crédit immobilier. De l’autre côté, les conditions d’emprunt n’ont jamais été aussi favorables pour les acheteurs. Les taux continuent de baisser, formant ainsi  « un marché à deux vitesses », résume Sandrine Allonier, directrice de la communication de Vousfinancer, invitée de BFM Business. Elle annonce des diminutions de 0,1 à 0,2% pour le mois de décembre, alors que le taux de refus atteint 17%.

1,10% sur 20 ans

« Aujourd’hui avec un bon dossier, si on a moins de 35 ans, 10% d’apport, (…) on peut emprunter à 0,88% sur 20 ans », résume la spécialiste. Sur 15 ans, les taux s’établissent à 1,10%, sur 20 ans, à 1,30%, et sur 25 ans, à 1,50%. Les crédits atteignent de nouveau des niveaux historiquement bas. Cependant, les emprunteurs ne sont pas nombreux à pouvoir les obtenir. Les taux de refus ne cessent de grimper : de 7% au premier trimestre 2020, ils passent à 17% au quatrième trimestre de l’année.

Les banques suivent les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) et favorisent les profils jeunes avec de hauts revenus. Au-delà des critères habituels d’apport et d’endettement, « elles en rajoutent », note Sandrine Allonier. Elle donne ainsi l’exemple d’une banque francilienne qui a durci ses conditions sur le reste à vivre, passant de 700 euros à 850 euros pour une personne seule. Un autre établissement demande une épargne de précaution, en plus de l’apport, de 15 000 euros.

Réunion du HCSF à venir

Dans un contexte d’incertitude économique, cette exigence permet aux banques de « se prémunir du risque de non-remboursement du crédit immobilier », analyse la porte-parole de Vousfinancer. Le HCSF doit se réunir courant décembre. L’organisme va-t-il encore renouveler ses recommandations ? En juin déjà, en dépit des demandes d’assouplissement des conditions d’octroi défendues par les professionnels de l’immobilier, le HCSF avait recommandé aux banques de continuer à respecter ses critères.