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Loyers impayés : les propriétaires se rebiffent

Alors que plusieurs gestionnaires de résidences de tourisme n’ont pas payé leurs propriétaires pendant la période du confinement, ces derniers menacent de saisir la justice.

Immobilier
Crédit: iStock.

Pierre & Vacances, Odalys, Lagrange ou Belambra… Plusieurs gestionnaires de résidences de tourisme n’ont pas payé leurs propriétaires pendant la période du confinement. Et ces derniers réclament leur dû.

Cause de ces arrêts de versements : les biens ayant été inexploitables du fait des deux confinements, les gestionnaires estiment qu’ils n’ont pas à s’acquitter de ces sommes. A l’instar de Pierre & Vacances, qui évoque sur Europe 1 un cas de force majeure. Le groupe explique ainsi qu’il n’a pas d’autres choix, alors qu’il a perdu 300 millions d’euros durant la crise. « Les appartements et les cottages sont devenus, et c’est là qu’il y a un aspect juridique, « indisponibles à leur destination touristique ». Ça a eu un effet immédiat : suspendre les effets du bail et en premier lieu le versement des loyers », explique Dominique Ménigault, responsable des relations de Pierre & Vacances avec les propriétaires individuel.

Des compensations qui ne satisfont pas les propriétaires

Selon le responsable, « deux compensations ont été présentées à l’ensemble des propriétaires ». Il s’agirait de partager la moitié de la future hausse espérée » du chiffre d’affaires du groupe et de prolonger le bail. Mais cet avenant n’a été accueilli favorablement que par la moitié des propriétaires concernés.

Et certains propriétaires, pas convaincus, ont décidé d’agir. Selon RTL, le groupe fait l’objet d’une plainte de 200 personnes propriétaires de cottages Center Parcs. L’avocat Bertrand de Camprédon, qui les représente, affirme ainsi à la radio que l’affaire pourrait aller en justice : « si Pierre et Vacances ne nous répond pas, nous n’aurons d’autre choix que d’aller judiciairement recouvrir les loyers« 

Mais c’est le groupe Odalys qui se confronte pour le moment, à la plus forte fronde. Ce spécialiste de l’immobilier de tourisme va devoir faire face à la plainte de 2.000 de ses propriétaires. Par ailleurs, quelque 500 recours ont été déposés contre Lagrange, et plusieurs dizaines chez Belambra, rapporte Europe 1.